VTT et PPJ, réparations aux ponts et ponceaux et abandon du FSC

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Allyson Beauregard


Allyson Beauregard

CAMPBELL’S BAY –  Après une pause durant l’été, la séance régulière du Conseil des maires se déroulait à l’édifice de la MRC le 16 août. À l’ordre du jour,  une présentation par le groupe Green PPJ Verte, l’abandon de la certification FSC et autres sujets.
Plus d’une vingtaine de membres du groupe Green PPJ Verte s’étaient présentés à la réunion pour démontrer leur soutien au maintien du Cycloparc PPJ comme sentier cycliste. Remo Pasteris a pris la parole au nom du groupe et a expliqué au conseil leurs nombreuses inquiétudes concernant le fonctionnement du Comité ATV de la MRC. « Après avoir assisté à deux de leurs réunions,  nous sommes très inquiets et pensons que leur rapport final ne sera pas une présentation impartiale des choix qui sont disponibles pour remplir le mandat qui leur a été confié », déclarait-il.
Selon M. Pasteris et son comité, le Comité ATV ne respecte pas le mandat original qui leur a été confié (de travailler avec le ministère des Transports pour rendre plus de routes de campagnes disponibles pour les VTT), se concentrant exclusivement sur la conversion de la PPJ en sentier multiusagers, favorisant les groupes
qui sont de leur avis et ne répondant pas aux questions concernant la sécurité sur la PPJ. « Les VTT ont déjà accès à plus de 400 km qui relient les municipalités du Pontiac.  Les cyclistes et les piétons n’ont que les 92 km de
la PPJ pour y être en sécurité », précisait-il.
Le préfet Raymond Durocher a insisté sur le fait qu’aucune recommandation finale n’a encore été présentée au Conseil des maires  par le Comité ATV et que toutes les parties doivent coopérer pour trouver une solution qui convient à tous les usagers :
« Leur mandat était de faire des liens et non pas de diviser… Aussi longtemps que je vivrai, la PPJ restera un sentier cycliste », déclarait-il.
Terry Murdock, maire de Thorne et président du Comité ATV, a précisé que son Comité ne cherche pas à « exclure qui que ce soit de la piste » et  a suggéré que, si la PPJ était en meilleur état, elle serait utilisée davantage. « Nous devons trouver  un moyen d’entretenir et d’améliorer cette piste.  « La très grande largeur de la PPJ est un facteur-clé », déclarait-il, ajoutant que ce sentier pourrait « être la source d’un développement  économique important » s’il était mieux entretenu.
Le rapport final du Comité ATV sera présenté au conseil des maires en septembre.
Entretien et réparations des ponts dans les TNOs
La MRC a annoncé qu’elle investira un montant de 150 000$ dans le Programme de gestion de la restauration des traverses des cours d’eau afin qu’un montant total de 900 000$ soit dédié à la réparation des ponts et des ponceaux sur les terres publiques, en partenariat avec le Ministère et d’autres promoteurs. Les fonds proviendront des revenus de location (100 000$) et du budget des TNOs (50 000$).Abandon de la certification FSC
Les membres du Conseil des maires de la MRC de Pontiac se sont mis d’accord pour renoncer à la certification FSC (Forests Stewardship Council) qui coûtait 15 000$ annuellement parce que ces normes (d’exploitation forestière) ne correspondent aux exigences du Ministère selon l’article 62  de la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier.  Le but de la certification FSC
est d’assurer l’exploitation responsable des forêts en établissant des standards pour les produits forestiers et les certifiant et en les identifiant comme des
produits écoresponsables.  Maintenant, les compagnies, et les sous-traitants qui réalisent des travaux sous leur responsabilité, doivent détenir soit la certification ISO 14001 ou la certification CEAF du Bureau de normalisation du Québec.
Le Conseil a aussi décidé de faire parvenir une demande au gouvernement du Québec afin de s’assurer que la MRC ait son mot à dire quand les décisions seront prises dans le choix des chemins multiusagers, qui pourront bénéficier
des investissements de 4,7 millions de dollars du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (voir  article en page 6). De plus, la MRC a  demandé qu’au moins 40% de ce montant (soit l’équivalent de la proportion des terres de la Couronne de l’Outaouais qui se trouvent dans le Pontiac) soit investi dans le Pontiac afin d’améliorer les accès aux terres publiques.
« Cet investissement va surtout aider les compagnies forestières, mais, étant donné que les activités d’exploitation forestière sont réduites dans le Pontiac, nous voulons nous assurer que le Pontiac reçoit sa juste par des argents disponibles dans ce programme », expliquait Regent Dugas, directeur du Territoire pour la MRC de Pontiac.
La prochaine rencontre du Conseil des maires se tiendra le 20 septembre.
                                 (Tr. LT)