Une réfection complète du pont Marchand est dans les cartons

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Allyson Beauregard
(tr. L. T.)

CAMPBELL’S BAY – Au cours de la réunion du
conseil des maires du 25 août dernier, un directeur du MTQ (Ministère des Transports du Québec)
M. Normand Chevalier, et M. André Ntela, l’ingénieur responsable du projet

Allyson Beauregard
(tr. L. T.)

CAMPBELL’S BAY – Au cours de la réunion du
conseil des maires du 25 août dernier, un directeur du MTQ (Ministère des Transports du Québec)
M. Normand Chevalier, et M. André Ntela, l’ingénieur responsable du projet
de restoration du pont Marchand, sont venus faire une présentation au sujet
de la fermeture du pont,
des travaux déjà réalisés, des travaux à effectuer
dans l’avenir et de sa
réouverture.
M. Chevalier a débuté sa présentation en affirmant que le pont a une valeur patrimoniale importante pour le Ministère et
que celui-ci entend
compléter les travaux dans un délai raisonnable. Il a continué en ajoutant que, à cause de la complexité des travaux et des coûts prévus, il n’est pas facile de
faire avancer le projet.
« La première estimation
des coûts de 500 000$ à
800 000$. Des estimations récentes parlent plutôt de coûts allant de 6 à 8
millions de dollars. Il est impossible de planifier un projet de cette ampleur de la même façon qu’un projet de 500 000$. L’approche doit être complètement différente ».
M. Netla a décrit les travaux qui avaient été effectués depuis 2011, au coût de 563 000$. « Le
tablier du pont a été entièrement remplacé et des travaux de réparation des poutres ont été
effectués », déclarait-il, ajoutant que le Ministère a alors remarqué que le pont était en train de s’enfoncer de 3 à 13 millimètres à
certains endroits.
Comme mesure d’urgence, le pont a donc été fermé en mai 2014 et on a ajouté deux piles temporaires pour stabiliser le pont. Des inspections mensuelles ont montré que la structure était maintenant stable.
M. Ntela a alors expliqué que le Ministère doit choisir entre trois possibilités: démolir le pont ou le garder fermé, solution à laquelle les maires se sont dit opposés; une réfection partielle, consistant à
renforcer la structure, remplacer la toiture et des parties du revêtement et redresser le tablier; une rénovation complète, soient les réparations décrites plus haut et un réalignement structurel complet pour éviter
les mouvements latéraux de la structure. « Nous devons respecter les directives patrimoniales dans le choix des
matériaux, car ce pont est un monument patrimonial. Il faut donc faire
appel à des ingénieurs spécialisés pour planifier les travaux », ajoutait-il, expliquant que le Ministère avait déjà demandé des avis à des experts des États-Unis.
« Si vous êtes pour faire des travaux,
faites-les correctement », insistait Mme Irène Nadeau, mairesse de
l’Île-du-Grand-Calumet, ajoutant qu’une réfection complète serait la meilleure solution. « Des réparations ont été faites en 2011, mais si les travaux avaient été faits correctement, les coûts seraient moins élevés maintenant parce que le prix des matériaux a
augmenté.  Et le pont serait ouvert maintenant ». Le maire de Fort-Coulonge et préfet de la MRC a abondé dans le même sens: « Vous devez bien faire les réparations pour éviter que le pont
ne soit encore fermé
dans l’avenir. Le pont représente un élément important de l’offre touristique dans notre région », précisait-il.
Jim Gibson, le maire de Rapides-des-Joachims, demandait si le pont
allait être démoli si
la solution d’une complète rénovation était choisie. « Les réparations seraient faites par
sections sans que la
structure ne soit
démolie », précisait M. Ntela.
Une fois que l’analyse du pont est complétée, des plans préliminaires seront préparés. S’ils reçoivent l’approbation du comité provincial
(de protection du
patrimoine), des plans définitifs seront alors complétés. Un fois ces plans acceptés, un appel d’offres peut être lancé. Les représentants du MTQ déclaraient qu’ils espèrent que ce processus sera terminé l’an prochain. Selon le maire Durocher, le conseil des maires et la MRC continueront à faire des
pressions pour une
réouverture en 2017.
« Les travaux techniques se poursuivent », #d’ajouter M. Chevalier.
Ce dernier a demandé au conseil si l’ouverture du pont seulement pour les piétons et les cyclistes, plutôt que de le ramener
à sa capacité initiale
de 5 tonnes pour les véhicules automobiles, était une option: à
l’unanimité, les maires ont rejeté cette proposition.
Mathieu Ravignat, député fédéral de Pontiac, a demandé si le pont pouvait être réouvert seulement pour des véhicules moins lourds.
« Quand les piles temporaires ont été installées, le pont ne pouvait même pas supporter son propre poids et nous ne sommes pas en mesure de dire quel poids le pont peut supporter à l’heure actuelle. 5 tonnes, c’est
le minimum que le Ministère peut accepter. C’est une capacité de
5 tonnes ou rien », ont conclu les deux représentants du Ministère.
« Le pont doit être réouvert en 2017 et nous allons poursuivre nos moyens de pressions », concluait le préfet Durocher.