Un plan budgétaire controversé

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Laurent Robillard-Cardinal

Le 12 mai dernier, Jean Hébert, PDG du CISSO, a annoncé le redouté plan de retour à l’équilibre budgétaire du CSSS de Gatineau désormais intégré au CISSO. Le plan de l’exercice financier 2015-2016 prévoit couper près de 20 millions de

Laurent Robillard-Cardinal

Le 12 mai dernier, Jean Hébert, PDG du CISSO, a annoncé le redouté plan de retour à l’équilibre budgétaire du CSSS de Gatineau désormais intégré au CISSO. Le plan de l’exercice financier 2015-2016 prévoit couper près de 20 millions de
dollars et a vivement fait réagir les
syndicats du milieu de la santé et des
services sociaux malgré la tentative de
M. Hébert de mousser son plan.
« Ce plan peut sembler ambitieux, mais nous croyons fermement qu’il est réaliste, réalisable et nécessaire, a affirmé
M. Hébert. Nous avons réussi à relever des défis importants dans le passé, comme par exemple la réduction significative de la main d’œuvre indépendante. Nous sommes donc engagés à retrouver
l’équilibre budgétaire pour l’exercice
financier 2015-2016 en réalisant les mesures qui ont été identifiées ».
En dépit des efforts de M. Hébert de vanter les mérites de son plan, il n’a pas su rassurer Andrée Poirier, vice-présidente de l’Alliance du personnel professionnel et technique du réseau de la santé et des services sociaux (APTS) du CSSS Gatineau. « Nous sommes encore sous le choc de l’ampleur des coupures. Il s’agit de 39 postes abolis chez nous. Ce sont
des postes de travailleurs sociaux,
d’éducateurs, de psychologues. On est sans dessus dessous »,  a indiqué Mme Poirier.
« En coupant des postes on impose un fardeau à d’autres professionnels qui sont déjà à bout de souffle. »
Selon les prévisions de l’équipe de
M. Hébert, les mesures liées à la
productivité permettront d’offrir des
services autrement, de revoir
l’organisation du travail, de maintenir ou d’augmenter les volumes, de réduire les coûts et de réduire les dédoublements.
Mme Poirier indique qu’elle ne semble pas en mesure de saisir les propos de dédoublement évoqués, mais ce se sont pas les propos qui froissent les syndiqués le plus. « Ce qui fait réagir le plus les salariés c’est la mention que le service à la clientèle ne sera pas touché. Il ne faut pas être dupe en sachant qu’environ
120 postes ont été supprimés », a ajouté Mme Poirier.
Les changements que propose la nouvelle administration ont été introduits afin d’augmenter la productivité de certains centres d’activités pour se comparer aux meilleurs des établissements comparables.
Cette approche est difficile à comprendre pour Mme Poirier. « Nous ne sommes apparemment pas performants donc on nous coupe, mais si nous ne sommes pas performants c’est peut-être, car nous n’avons pas assez d’argent et pas assez de ressources humaines. » se demande Mme Poirier.
Mais,comme le souligne M. Hébert,
« nous ne pouvons pas reconduire
continuellement le déficit de l’année précédente”