Dossier OQLF Le contentieux linguistique remonte au Ministère

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Fred Ryan


Fred Ryan

Suite à l’article paru dans la dernière édition du Journal, le député provincial, André Fortin, n’est toujours pas intervenu auprès de l’Office québecois de la langue française (OQLF) au sujet du harcèlement que l’Office impose au  Journal du Pontiac sur sa mise en page bilingue ou par section.
M. Fortin a informé Madame Ryan, co-éditrice, qu’il avait maintenant écrit à la ministre, Hélène David, responsable de l’OQLF.
En réponse à la demande de Madame Ryan d’utiliser son
influence à tous les niveaux sur cette question « et de demander des éclaircissements sur l’interprétation de la réglementation, la lettre de M. Fortin demande au ministre que le contentieux soit clos si la nouvelle mise en page du Journal est conforme au règlement et que celui-ci reçoive confirmation que les poursuites contre le Journal sont abandonnées pour qu’il puisse reprendre son rôle. »
Une plainte suffit
Madame Ryan suggère que le processus de plainte de l’OQLF qui engage une enquête, ne se fasse pas sur le dépôt d’une seule plainte, mais sur un minimum de plusieurs avant qu’une enquête soit lancée.
M. Fortin a aussi exprimé cette
suggestion à la ministre dans sa lettre en y ajoutant le fait qu’une plainte unique peut provenir d’une lecture erronée ou d’une vengeance personnelle.
Madame Ryan souligne le fait que le Journal ne demande pas que la loi soit modifiée («puisque cela prendrait 10 ans»), mais « qu’une certaine tolérance soit appliquée dans la lecture de la loi. » Elle a dit à M. Fortin que « nous sommes fatigués de savoir que le Journal est continuellement scruté à la loupe ou passee au peigne fin sur la base d’une seule plainte. »
Austérité pour les
citoyens par pour l’OQLF?
L’éditrice a exprimé son étonnement de voir qu’au milieu de coupes
budgétaires drastiques dans la santé, l’éducation, l’environnement, la forêt et les services sociaux, l’OQLF reste
« joliment financé » par le gouvernement libéral. « Nos lecteurs, a ajoute Madame Ryan, se demandent ce que les libéraux vont proposer en réponse à toutes ces crises qui touchent tous ces secteurs. M. Fortin n’a pas apporté de réponses ».
A ce jour, l’éditrice affirme que les modifications de mise en page du Journal en “sections” telles qu’exigées par L’OQLF sont conformes. Elle remarque cependant que le problème subsiste si le règlement est à nouveau réinterprété une fois que le Journal s’y est conformé Elle a ajouté qu’elle espère que la ministre corrigera cette procédure injuste et qu’il était encore trop tôt pour savoir si la « division » en sections a un impacte sur les revenus publicitaires, l’unique source de revenus du Journal.
Le Pontiac dans toutes les bouches
De nombreux journaux communautaires ont exprimé leurs inquiétudes au sujet des actions de l’OQLF. Une
manifestation devant les bureaux de l’Office à Montréal a eu lieu le 5 juin. Plusieurs éditeurs ont fait valoir que leurs journaux et même ceux qu’ils lisent, tous contreviennent à l’interprétation de la loi qui prône cette
« division par section », sans aucune
conséquence ou amende.
L’ OQLF publie un communiqué
de presse contradictoire
Le 26 mai, l’OQLF a émis un
communiqué de presse dans lequel il
stipulait qu’il « n’exige pas la division d’un journal en sections linguistiques distinctes». Cependant au sein du même document il annonce : « elle peut diffuser de la publicité dans la langue de son choix dans la section anglais et de la publicité en français seulement ou bilingue avec une nette predominance du français dans la section française». Diviser ou ne pas diviser, de même qu’une définition claire du mot section n’apparaît que très vaguement dans la loi. Ce manque de clarté continue à rendre la vie dure à l’équipe du Journal du Pontiac.