Un dur coup pour la forêt privée du Pontiac

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(Éd. André Macron)


(Éd. André Macron)

MANSFIELD, le 9 juillet 2014 –Victime de sérieux problèmes économiques depuis la fermeture de la papetière Smurfit-Stone en 2008, le secteur forestier du Pontiac a subi un autre dur coup la semaine dernière. Il a appris lors de l’étude des crédits budgétaires du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) que les investissements sylvicoles pour         les forêts privées de l’Outaouais seraient réduits de 33% par rapport à la   saison 2013. C’est une perte de 570 000 dollars pour      les boisées privés de l’Outaouais et de 182 000 dollars pour le Pontiac.
Martin Boucher, directeur général du Groupement forestier du Pontiac, se dit très inquiet de cette annonce faite       tardivement, longtemps après le début de la saison des opérations et de l’embauche du personnel requis en fonction des budgets prévus en avril. Tout ça après avoir appris les       augmentations d’investissements en forêt publique.
Une diminution de cette importance est difficile à gérer sans répercussion importante pour les            propriétaires privés, les     travailleurs forestiers et les organisations œuvrant sur les forêts privées du Pontiac. Dans le cas de la MRC de Pontiac, la plus pauvre au Québec, ce      sont plusieurs travailleurs forestiers qui seront mis à pied et plusieurs d’entre eux qui ne pourront plus se qualifier pour l’assurance emploi.
Martin Boucher ajoute tout de même que                  la coupure budgétaire demeure difficilement    compréhensible lorsque nous savons que l’Outaouais et plus particulièrement le Pontiac n’a jamais reçu         sa juste part du budget provincial. Bien que la forêt privée de l’Outaouais représente 9 % des superficies forestières privées au Québec, elle reçoit 3,9 % des budgets provinciaux pour investir en travaux sylvicoles.
Face à cette situation précaire pour les intervenants des forêts privées de l’Outaouais et du Pontiac, nous demandons au ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) de maintenir les investissements sylvicoles en forêt privée et de revoir immédiatement le partage budgétaire entre les régions.

(Source : Martin Boucher)