Un apprentissage collectif

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Le Pontiac est un milieu extraordinaire dans lequel évoluer ; je le pense, je le dis, je le vis ! J’étais tout sourire lorsque j’ai eu la chance d’assister à la remise d’un chèque de 20 000 $ à l’aréna de Fort-Coulonge à de la part du principal organisateur de la Coupe Pontiac, Danick Boisvert. Celui-ci était soulagé de remettre un chèque de 20 000 $ pour le développement de l’aréna. « Enfin, on ne pourra plus dire que je dois de l’argent à l’aréna » , me lâche avec un soulagement bien senti, Danick, à la suite de la séance photo.

Revenons en arrière, soit avant que le monde s’arrête, en mars 2020.

Les Comets du Pontiac, une équipe de hockey senior, avec des joueurs semi-profesionnels, s’apprêtait à disputer la finale des séries éliminatoire. La saison
c’était bien déroulé pour les Comets sur la glace, mais la popularité de l’équipe était en diminution. Le fait que moins de joueurs locaux faisaient parti de l’équipe, comparativement à la saison 2018-19, avait affecté la vente de billet et provoqué quelques critiques à l’endroit de l’organisation et du principal dirigeant, Danick Boisvert,
âgé au début de la vingtaine. Dès février, on attendait parler de ce virus, qui affectait principalement l’Asie, avec des nouvelles peu rassurante. Malgré cette diminution de l’assistance, les Comets tenaient le coup financièrement, grâce à des partenaires dans la communauté et en ajoutant des parties à domicile en vue de cette finale.

À quelques jours de la finale, qui aurait à mon avis couronné l’équipe domiciliaire à Fort-Coulonge, la pandémie éclate et on nous demande de rester à la maison, de s’isoler et de cesser les activités de groupe. Les Comets terminent la saison sans disputer la finale et avec une dette importante à l’endroit du Centre de loisir des Draveurs Century 21 Élite.

Parfois mal habile à communiquer et vivant l’apprentissage de la vie qu’on doit tous passer à travers au début de la vingtaine Danick Boisvert a été la cible de plusieurs critiques. Justifiées ou pas, Danick a vécu avec la culpabilité d’un échec. Malgré notre milieu qui gagne à être connu, on peut parfois « s’emporter ». C’est particulièrement le cas lorsqu’on
parle de l’aréna. La crainte de voir cette infrastructure fermée dans la communauté, affecte parfois nos paroles. Heureusement, l’échec est un passage obligé dans la vie. Le chèque de 20 000$ était donc pour Danick, une étape importante pour rebâtir les liens et il l’a fait de la bonne façon. Le retour des Comets senior la saison prochaine, se fera donc sous le signe du renouveau, mais surtout avec la possibilité de construire une équipe rassembleuse dans un lieu qui permet à la collectivité de souhaiter la même chose, une victoire collective en mettant de côté les aléas de la vie. Bravo Danick !