Rendons le projet de loi 15 équitable pour nos régions

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Le projet de loi 15, qui vise à créer l’agence Santé Québec, offre l’occasion aux parlementaires de marquer l’histoire du Québec en remédiant concrètement les lacunes du sous-financement chronique, du manque de personnel et aux déficiences infrastructurelles minant l’intégrité de notre système de santé depuis des décennies.

Action Santé Outaouais (ASO), accompagnés de Situation Outaouais Santé (SOS 07) et Équité Outaouais (ÉO), demandent aux élus de travailler ensemble pour amender le projet de loi 15 en son article 93, à l’étape de l’étude par la Commission de la santé et des services sociaux, en y ajoutant des éléments qui assureront un partage plus objectif, juste et transparent des ressources en santé entre les régions du Québec. Voici la formulation que nous proposons :

93. Santé Québec voit à la répartition interrégionale des ressources nécessaires au financement du système de santé et de services sociaux en fonction des populations à desservir et de leurs caractéristiques sociosanitaires.

1. Dans un calcul rendu public, elle alloue aux différentes régions sociosanitaires du Québec, en fonction de leur proportion de la population provinciale, leur démographie, leurs particularités géographiques et frontalières, les ressources humaines, financières et infrastructurelles pour assurer l’intégrité et l’efficacité du système de santé.

2. Les chiffres employés dans le calcul d’allocation des ressources régionales sont mis à jour tous les deux ans à la suite de consultations publiques avec les intervenants, les organismes et les citoyens dans chaque région sociosanitaire.

Nous invitons les parlementaires à enchâsser ces dispositions dans le projet de loi 15 pour assurer une équité interrégionale en santé afin que notre système de santé soit financé à la hauteur des véritables besoins de chaque région.

En plus de l’équité interrégionale dans le financement de la santé, l’amélioration de l’accessibilité aux services de santé en Outaouais doit également passer par une décentralisation et une démocratisation de la gouvernance, sans oublier la protection de l’accessibilité publique et universelle aux services de santé.

Mathieu Charbonneau, directeur
Action Santé Outaouais