Session du conseil des maires Le budget 2017 est adopté

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Allyson Beauregard


Allyson Beauregard

CAMPBELL’S BAY – Les 18 maires de la MRC de Pontiac se rencontraient à l’édifice de la MRC le 23 novembre pour la réunion mensuelle du Conseil des maires. Le budget 2017 était le point le plus important à l’ordre du jour, avec des échanges sur l’entretien du chemin Bois-Franc à Mansfield et une présentation de Pontiac en forme.
Le directeur du développement à la MRC, Marc Fortin, a remis sa démission pour des raisons personnelles et quittera son poste le 16 décembre.
Remo Pasteris du comité Green PPJ Verte a demandé des précisions à propos de l’étude sur l’utilisation de la largeur excédentaire de la PPJ et si un budget spécifique pouvait être réservé pour l’entretien de la piste. « Presque tout
le budget de l’an dernier est passé en salaires, en essence et en dépenses pour les véhicules », disait-il, soulignant que le montant prévu pour l’entretien de la PPJ est passé de 20% en 2013 à 3% en 2015.
Le directeur général de la MRC, Gabriel Lance, a expliqué que les dépenses pour les salaires, l’essence et les véhicules étaient attribuables aux coûts des travaux d’entretien comme la tonte du foin, le débroussaillage, etc. À cause de coupes budgétaires, il ne restait plus de fonds pour apporter des améliorations à la piste. Cependant, la MRC s’attend à recevoir une subvention de 125 000$ de la Route Verte en 2017.
Le préfet Raymond Durocher a expliqué que le dossier de l’étude sur la PPJ sera remis à l’ordre du jour au début de 2017 une fois que les questions de fin d’année auront été réglées.
Pontiac en forme
Lisa Lagacé, coordonnatrice de Pontiac en forme (PEF), a expliqué que l’organisme Québec en forme sera aboli en 2018.  Par conséquent, le budget du PEF a été amputé de 50% et son personnel est passé de trois à une seule employée à temps plein. Mme Lagacé a expliqué que, avec une gestion serrée des dépenses, elle pourrait poursuivre son travail de coordonnatrice jusqu’au 31 décembre 2017.
Elle a demandé à la MRC et à chacune des municipalités d’adopter une résolution pour demander au gouvernement de continuer à investir dans des initiatives qui ont pour objectif la promotion d’un style de vie sain.
« Nous demandons au gouvernement d’investir dans la prévention parce que c’est bien plus sensé financièrement que d’investir dans les soins de santé. Nous étudions présentement toutes les solutions possibles afin que nos principales activités puissent se poursuivre, en particulier notre camp d’été qui est une activité très importante ».
 Les données financières
Le Conseil a approuvé à l’unanimité un budget de 6,8 millions de dollars, comprenant une augmentation de 3,39% des quotes-parts des municipalités (comparé à une augmentation de 1% l’an dernier) et l’utilisation d’un montant de 164 000$ provenant des surplus budgétaires pour équilibre le budget (comparé à un montant de 210 000$ en 2016). Trois nouvelles positions (environnement, développement et communications) ont été créées.
Le budget comporte également une réserve de 17 400$ qui serait utilisée pour des élections si le Conseil décide de procéder à l’élection d’un préfet au suffrage universel lors des prochaines élections municipales en novembre 2017.
« Nous sommes encore en discussion sur ce point, mais si nous décidons d’un vote par tous les citoyens (plutôt que par les maires seulement), il y aura des coûts. Nous devrons prendre cette décision avant le mois de mai prochain », expliquait le préfet Durocher, soulignant que cette dépense deviendra annuelle si le suffrage
universel est adopté. Si le Conseil adopte le statu quo, ce montant sera alloué à un autre poste budgétaire.
Afin d’aider à équilibrer le budget, la rémunération des élus ne sera pas
augmentée et le préfet suppléant, Terry Murdock, a accepté une diminution de 10 000$ de son revenu comme préfet suppléant.
Refus de partenariat avec la CCN
Litchfield et Thorne ont toutes les deux présenté un avis de leur décision de ne
pas accepter la CCN (Commission de la Capitale nationale) comme partenaire dans la gestion de leurs cours d’eau et ont recommandé aux autres municipalités de faire de même afin de conserver le contrôle des activités
dans leur municipalité.  Clarendon avait présenté un avis semblable au cours de la réunion du Conseil en octobre dernier.
Chemin Bois-Franc
En réponse au projet de construction d’un pont sur la rivière Coulonge dans
les TNOs (Territoires non organisés) afin de fournir aux compagnies forestières de Maniwaki et du Témiscamingue un accès plus rapide aux ressources forestières des TNOs, le Conseil a fait valoir que l’entretien du chemin Bois-Franc par le gouvernement devrait plutôt être priorisé.
« Originellement, le gouvernement disait que l’entretien des chemins forestiers devait être fait par les compagnies qui exploitent les ressources. Le pont est un projet du gouvernement, donc l’entretien des chemins forestiers devrait aussi relever du gouvernement. Nous ne pouvons pas nous fier aux compagnies forestières seulement pour s’occuper de l’entretien », expliquait M. Durocher.
Il a aussi fait remarquer que les quatre autres MRCs de l’Outaouais appuient la position du Pontiac dans ce dossier. Les négociations se poursuivent. Les travaux préparatoires pour la construction du pont ont déjà été complétés, mais
la construction de cette infrastructure n’est pas prévue avant l’an prochain.
Le prochain Conseil des maires se tiendra le 13 décembre.             (TR : LT)