Redémarrage du site industriel de Davidson: «C’est réalisable!» – Bruno St-Cyr

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François Carrier



François Carrier

DAVIDSON – Le propriétaire de l’usine située sur la rue Thomas Lefebvre, Bruno St-Cyr, multiplie actuellement les démarches pour remettre en opération le site qui a été pendant longtemps un des moteurs économiques de la région. L’objectif: construire une centrale de cogénération assurant l’intégration complète avec les activités de la scierie.
« On veut profiter de la qualité du bois et aussi d’installations diversifiées du site où la construction d’une centrale de cogénération en permettra leur optimisation » explique monsieur St-Cyr en parlant des opportunités liées aux 2e et 3e  transformations des sciages de ce site industriel. Situé au confluent des rivières Coulonge et des Outaouais, le site possède sans contredit un emplacement géographique de premier choix. « Tout est une question de distance dans cette industrie de nos jours. Ici, on possède un lieu près des différentes ressources nécessaires », explique M. St-Cyr.
Dans son plan d’affaires, au cours de la première année d’opérations, l’entrepreneur prévoit la création d’une douzaine d’emplois reliés à la centrale de cogénération et d’une cinquantaine reliées aux activités de sciage de séchage et de rabotage, et davantage en forêt. Une nombre supplémentaire et similaire est envisagé dans un 2e temps.
Confiant, M. St-Cyr pense que le groupe tactique d’intervention (GTI) mis sur pied par le gouvernement du Québec pourrait avoir un impact positif sur la mise en activité de son projet.
« Pour concrétiser un projet de cette envergure, il faut que tous les astres soient alignés et avoir tous les acteurs de la région autour d’une même table pour trouver des avenues au projet. Ce pourrait être ce qui manque pour concrétiser notre vision », il précise.
Concernant les produits et services réalisés sur le site industriel de Davidson, Bruno St-Cyr croit à une diversification permettant à l’entreprise de s’ajuster pour tenir compte des aléas du marché. Déjà, il dit pouvoir compter sur des acheteurs potentiels situés en Europe et aussi ailleurs au pays. « On a déjà des lettres d’intention de clients ici et dans différents pays tels qu’en Angleterre ou dans la zone Europe », mentionne M. St-Cyr.
Projet évalué à environ 50 millions, il mentionne avoir déjà des appuis
financiers. De plus il a  reçu plusieurs lettres de la part de la majorité des municipalités de la MRC Pontiac appuyant son plan de développement de
l’usine.  
Reste que la population devra être patiente, la mise sur pied du projet d’une centrale de cogénération devrait prendre deux ans. « On a des solutions envisageables et on pense que ce qui se passe dans le Pontiac avec le GTI pourrait être le bon moment pour concrétiser notre plan d’affaires », conclut M. St-Cyr.