Rapport forestier II

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Le Groupement forestier du Pontiac espère que l’augmentation dans le futur du nombre de producteurs en forêts privées, puisse favoriser le développement de l’industrie forestière dans le Pontiac.

François Carriere

MRC PONTIAC – À la question :  y’a-t-il un avenir en foresterie dans la MRC de Pontiac ? Il semble clair que le potentiel est présent et qu’il y a toujours de l’activité en forêt sur le territoire, mais qui diffère de la grande époque de la Smurfit-Stone.

Il n’existe plus d’entreprise industrielle comme la Smurfit-Stone, mais selon la théorie de Martin Boucher du Groupement forestier du Pontiac, avant de penser d’avoir des usines employant 100 ou même 30 personnes, il faut se rendre crédible, avoir un juste portrait du territoire, des producteurs actifs.

D’abord, le nombre de producteurs de forêt privée avec des plans d’aménagement est à la hausse (voir le tableau en haut à droite) et le Groupement forestier du Pontiac s’est donné comme objectif d’augmenter cette donnée pour la prochaine année, ce qui semble déjà amorcé. « On a eu, depuis décembre, 11 nouvelles demandes, signé quatre nouveaux contrats », a indiqué M. Boucher. Dans cet inventaire, on peut aussi analyser les zones qui pourraient voir un plus grand nombre de producteurs. Bryson, Campbell’s Bay, Fort-Coulonge, Portage-du-Fort et Shawville ne seront jamais des joueurs importants. Cependant, Mansfield-et-Pontefract, Thorne, Chichester et Sheenboro pourraient bien devenir des zones plus importantes. L’autre élément important, selon les informations de M. Boucher : la main d’œuvre actuelle dans le Pontiac provient souvent de l’extérieur. « On a eu à quelques reprises des travailleurs qui venaient d’ailleurs et qui sont souvent de nouveaux arrivants. Si on veut aller plus loin en foresterie, il faudra développer davantage de travailleurs spécialisés en forêt. En recrutant davantage de producteurs privés, on va aussi potentiellement développer cette main d’œuvre ».

Le format souhaité pour la foresterie dans le Pontiac est donc de compter sur une forte base du domaine de la forêt privée, qui pourrait établir des bases et des idées pour des projets de plus grande envergure, soit avec des relances, mais aussi de nouvelles avenues. « Je pense à la pruche, qui est un marché niche dans la région de la Vallée-de-la-Gatineau. Grâce à un producteur de bois, il y a eu le développement d’huile de pruche et toute une série de transformations et d’emplois ont été créés par la suite », cite Patrick James Crocker de l’Agence des forêts privées de l’Outaouais.

Dans le prochain article, il sera question des solutions et des suggestions qui devraient être mises en place, pour mieux positionner le Pontiac dans le déploiement de projets concrets liés à l’industrie forestière.