Perte de clientèle à la CSHBO

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Francois Carrier


Francois Carrier

Dans une lettre diffusée le 1er décembre dernier, la CSHBO a soumis aux élus et aux médias une communication expliquant qu’ils étaient inquiets face à la perte de 546 élèves depuis 2009-10. Signée par le directeur général Harold Sylvain et la présidente Diane Nault, adressée aux députés André Fortin et Stéphanie Vallée, ainsi qu’au préfet Raymond Durocher et à Michel Merleau, les dirigeants de la CSHBO demandent que des actions soient prises.
Mme Nault a principalement visé les stratégies économiques mises en place dans la MRC de Pontiac et dans la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau.
« On parle toujours de l’industrie forestière de façon primaire  mais il faut penser plus loin, dans les autres étapes de transformations », soutient la
présidente de la CSHBO. Dans la communication, la CSHBO explique aussi que le service à la clientèle souffre de cette baisse importante d’élèves. « On a voulu publier cette lettre aujourd’hui parce qu’on subirait des pertes, mais ça devrait
se terminer et non se poursuivre », mentionne  Mme Nault.  Le calcul est simple: moins d’élèves égale moins de financement.
Lors d’un entretien avec elle, les questions spécifiques au Pontiac, telles qu’un exode de la clientèle vers les écoles anglophones ou même parfois vers
l’enseignement de langue française en Ontario, la présidente de la CSHBO a reconnu qu’il s’agissait d’un problème réel. « Chaque fois qu’un parent prend cette décision, c’est notre milieu qui en souffre et qui a moins de ressources
à investir au sein des écoles », explique Mme Nault. Questionnée sur les stratégies de communications de la CSHBO, Diane Nault a mentionné qu’elle souhaitait mettre davantage de l’avant les accomplissements de leurs écoles. « Lorsqu’on pense à l’école secondaire Sieur-de-Coulonge qui a remporté le prix Robert Bourassa l’an dernier, c’est vrai que c’est le genre d’initiative qu’on voudrait mettre de l’avant », affirme Mme Nault. 
Si une partie des solutions envisagées pour contrer cette perte réside dans une meilleure promotion, la CSHBO maintient que des actions doivent
être entreprises avec les différents intervenants du milieu. Dans le Pontiac, la perte démographique et l’économie sont des facteurs qui ont certainement eu des impacts sur le nombre d’élève.
Selon Mme Nault, pour le moment, aucune fermeture d’école n’est envisagée.