Pénurie d’enseignants Les conseils scolaires contraints d’embaucher des enseignants non qualifies

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Sophie Demers
Initiative de journalisme local

MRC PONTIAC – Le 5 septembre dernier, le ministre de l’Éducation du Québec, Bernard Drainville, a publié les dernières données sur la pénurie d’enseignants dans laprovince. Dans les 71 commissions scolaires et centres de services scolaires qui ont participé à la collecte de données, il y a 217 postes vacants à temps plein et 1 114 postes vacants à temps partiel.

Le ministre note que malgré les postes vacants, les commissions scolaires et les centres de services scolaires sont tenus, en vertu de la Loi sur l’instruction publique, de fournir des solutions jusqu’à ce que les postes soient comblés. Ces solutions peuvent signifier des enseignants suppléants ou l’ajout de tâches au personnel et aux enseignants.

Malgré l’annonce alarmante, George Singfield, directeur de la Commission scolaire Western Québec (CSWQ), affirme que presque tous les postes sont pourvusdans ses écoles, à l’exception de quelques-uns. Il a dit que l’école secondaire Pontiac à Shawville n’a pas de postes d’enseignants vacants.

« Nous nous en sommes plutôt bien tirés et nous avons de la chance parce que d’autres commissions scolaires ont vraiment de la difficulté en ce moment à pourvoir leurs postes d’enseignants, a déclaré M. Singfield. « Nous sommes fiers d’être en mesure de recruter des personnes de bonne qualité pour nos salles de classe. »

M. Singfield note qu’il y a, dans toutes les écoles de la WQSB, 22 postes d’enseignants occupés par des enseignants non qualifiés. « Bien qu’ils ne soient peut-être pas qualifiés sur papier, nous offrons de la formation, des ressources, des suivis, de l’encadrement et du mentorat comme nous le faisons avec tous nos enseignants. Donc, en ce sens, ils sont qualifiés d’une manière non officielle ».

M. Singfield a souligné que la CSWQ a un programme d’initiation des enseignants qui accompagne les nouveaux enseignants et ceux qui viennent d’autres commissions scolaires pour les deux premières années d’enseignement.

De plus, le Québec a fait pression pour que les enseignants non qualifiés aient la possibilité d’obtenir des certifications par l’entremise d’universités partenaires.

« Nous avons quelques enseignants non qualifiés qui passent par ces programmes en ce moment », a déclaré M. Singfield.

La Centre de service scolaire des scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais (CSSHBO) ressent plus vivement la pénurie d’enseignants. Selon le directeur Denis Rossignol, ils font mieux qu’avant car ils ont actuellement 12 postes vacants pour les enseignants, les professionnels et les travailleurs de soutien, en baisse contre 50-60 au début de l’année.

Leur personnel se compose de 30% de personnel non qualifié, y compris des enseignants, des professionnels et des travailleurs de soutien. M. Rossignol affirme que le défi pour la commission scolaire est de soutenir tout le personnel. Avec un plus grand groupe d’enseignants non qualifiés, cela nécessite plus de soutien et d’accompagnement.

« Nous offrons du mentorat pour assurer le maintien de la qualité de l’éducation, a déclaré M. Rossignol. Cependant, 150 des enseignants non qualifiés de la CSHBO terminent actuellement un programme pour obtenir une certification appropriée dans les universités en partenariat avec le ministère de l’Éducation pour offrir des programmes ».