Pas de rapport du comité ATV – demande de fonds pour une étude

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Allyson Beauregard
et Lynne Lavery


Allyson Beauregard
et Lynne Lavery

Le 18 octobre dernier, le conseil des maires de la MRC de Pontiac retrouvait encore une fois le Cycloparc PPJ à l’ordre du jour de leur rencontre mensuelle. Cette fois, il s’agissait d’une demande de fonds pour réaliser une étude portant sur l’utilisation de la largeur excédentaire de la PPJ par les VTTs. L’utilisation de la largeur
excédentaire, qui est pratiquement inexistante le long de cette piste, avait déjà été proposée par le maire Terry Murdock, président du comité ATV de la MRC, mais le mandat de ce comité consistait à étudier la possibilité d’utiliser des routes secondaires afin de relier les communautés et à identifier les routes et les sentiers qui pourraient constituer un réseau pour la circulation des VTTs. Leur rapport devait être présenté à l’automne 2016.
« Le comité ATV ne rencontrera pas son échéancier. Son rapport ne pourra pas être déposé cet automne, il n’est pas prêt, déclarait le préfet Raymond Durocher au conseil des maires. Il reste encore plusieurs points qui demandent des clarifications ».
Le maire Murdock a enchainé :
« C’est la raison pour laquelle nous demandons des fonds pour réaliser une étude. Nous devons nous préparer pour l’ouverture du pont à Portage parce que chaque visiteur est un touriste potentiel ».  Il est question ici du pont ferroviaire du CN  qui enjambe la rivière des Outaouais juste à l’ouest de Portage-du-Fort, qui a récemment été remis à neuf (en partie) par les clubs de VTT et de motoneiges de l’Ontario dans l’espoir d’attirer de nouveaux clients du Québec sur leur réseau de pistes. Le travail de restauration n’est cependant réalisé que sur la partie ontarienne du pont : le reste est de juridiction québécoise. La PSDA a récemment obtenu un bail de location du CN pour l’utilisation de l’ancienne voie ferré entre le pont et Norway Bay afin de relier les réseaux de pistes du Québec à ceux de  l’Ontario.
Remo Pasteris, porte-parole pour le comité Green PPJ Verte, commentait : « Nous sommes surpris et inquiets du fait que le sujet de la largeur excédentaire de la PPJ soit encore discuté par les maires. Après avoir tenté de travailler avec M. Murdock et son comité l’été dernier, nous avons préparé notre propre rapport sur la question et l’avons soumis à la MRC lors de sa réunion du 21 septembre, selon l’échéancier établi. Entre autres choses, notre rapport démontre clairement que l’utilisation de la largeur excédentaire augmenterait l’utilisation illégale de la PPJ par les VTTs et serait la cause de dangers pour les autres utilisateurs de la piste. Et comment se fait-il que notre comité ait réussi à préparer un rapport détaillé dans les délais alors que le comité ATV de la MRC n’a pas réussi à le faire ? », demandait-il.
La mairesse de Otter Lake, Kim Villeneuve, exprimait une position ferme à ce sujet : « Nous devons connaître le mandat et les coûts de cette étude avant de commencer les démarches ».  Le coût de l’étude est estimé à 15-20 000$.
« Nous avons une piste (le Cycloparc PPJ), mais il nous faut
un concept d’ensemble (de son développement). Nous devons savoir où sont les largeurs excédentaires, si elles sont utilisables par les VTTs et si elles peuvent être reliées aux routes secondaires et quels travaux sont nécessaires pour créer ces liens », ajoutait M. Durocher, précisant que, avant de prendre une décision, le conseil devra regarder son budget et aussi obtenir un engagement ferme de la part des comités de VTTs et de motoneigistes à participer à une autre étude.
« Il semble que même cette nouvelle étude néglige de prendre en compte les autres utilisateurs”, disait M. Pasteris. Une décision à ce sujet sera probablement prise au cours de la séance plénière de la MRC le 8 novembre prochain.                 (Tr. LT)