Partageons le français et l’anglais

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Les interventions et les décisions de l’Office de la langue française m’ont bouleversée. J’appuie sans réserve le

Les interventions et les décisions de l’Office de la langue française m’ont bouleversée. J’appuie sans réserve le
format actuel de cet excellent Journal qui reflète bien les besoins et les désirs des lecteurs: une publication ne devrait pas être forcée de se plier à une interprétation irréaliste d’une bureaucratie. Bien sûr, nous vivons au Québec, mais ceux d’entre nous qui sont anglophones et qui s’estiment chanceux de pouvoir lire et apprendre le français trouvent qu’un journal dans
lequel les deux langues sont réparties
naturellement représente bien la réalité linguistique de notre région, de notre province et de notre pays.
Je suis entièrement d’accord avec l’interprétation du bilinguisme de Lily et de Fred en ce qui concerne le Pontiac, l’Outaouais, le Québec et le Canada et je préférerais le statut quo pour le Journal.
La transition naturelle d’une langue à l’autre (sans séparation) est aussi un moyen de faire la promotion et de
symboliser le bilinguisme en Outaouais et dans le Pontiac. Pour moi, nous retrouvons dans le Pontiac un exemple probant d’une cohabitation culturelle harmonieuse basée sur le respect et l’amitié et une publication comme le Journal du Pontiac est un moyen efficace de diffuser de l’information à tous les lecteurs, quelles que soient leurs préférences et leur compétence langagière.
Ma connaissance du français n’est pas parfaite, donc j’apprécie énormément la succession naturelle du français et de l’anglais dans le Journal car je peux lire d’abord en français puis en anglais pour m’assurer que j’ai saisi toutes les facettes de l’information.  Ceci est très important pour moi: je suis francophile et comme Québécoise anglophone, je suis heureuse que ce Journal m’offre l’occasion d’améliorer ma compréhension du français.
De toute façon, le Journal, dans sa forme actuelle, ne contribue à diminuer l’importance ni du français ni de l’anglais,  c’est une mise en valeur des deux
langues. Nous vivons au Canada, dans
une société démocratique qui valorise le multiculturalisme.
Selon moi, l’Office fait preuve d’un autoritarisme abusif: je demande que son intervention dans ce dossier soit déclarée injustifiée et que le Journal puisse
continuer à publier dans les deux langues sans qu’elles soient séparées dans des
« sections » différentes.
J’invite fortement tous ceux qui ont à coeur la liberté de la presse à écrire au Journal et au site Web suggéré par Lily. Et merci au Journal de me (nous) représenter aussi bien. (tr.LT)
Katharine Fletcher
Quyon