Parlons vrai

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Les lettres à la défense du Journal du Pontiac contiennent des vérités, mais aussi des erreurs parce qu’on oublie notre histoire, du Canada, du Québec et du Pontiac.
L’histoire du Pontiac est si triste que plusieurs préfèrent ne pas en parler.
Ça pourrait faire de la chicane. D’après

Les lettres à la défense du Journal du Pontiac contiennent des vérités, mais aussi des erreurs parce qu’on oublie notre histoire, du Canada, du Québec et du Pontiac.
L’histoire du Pontiac est si triste que plusieurs préfèrent ne pas en parler.
Ça pourrait faire de la chicane. D’après
les données du dernier recensement,
les bilingues du Pontiac, ce sont des
francophones, 8 fois sur 10. « Why Learn French? They all speak English! » Vraies paroles d’une anglophone de Shawville. Luc Bouvier a publié en 2002: « Les
sacrifiés de la bonne entente ». C’est notre histoire. Faudrait la lire.
Pour parler vrai, nous les francos, il faut se dire que notre coeur est de langue française, la langue apprise sur les genoux de nos mères, l’héritage de nos ancêtres et celle qu’on voudrait bien léguer à nos enfants.
Puis, il faut reconnaître que Québec a besoin de maintenir la Loi 101 pour défendre cet héritage. Ce n’est pas un caprice. On nage dans une mer anglo. Ça prend du nerf pour flotter. Et partout au Canada, au Québec et dans le  Pontiac, on le fait bravement depuis des siècles. Nous, sommes des héros de survivance,
d’endurance. Faut pas lâcher maintenant.
Finalement, avouons que l’Office de la langue française est là pour nous aider, pour parer aux attaques contre la Loi 101 et ce n’est pas des caprices, je vous le jure.
À lui seul, un avocat anglophone de Montréal tient l’OLF devant les tribunaux depuis des années pour une question…
d’affichage. Ils n’ont aucune raison sérieuse de se plaindre, nos anglos. Tous ceux de bonne foi le reconnaissent
volontiers. Et ils sont très nombreux!
L’affichage!!! Tous les francos hors Québec voudraient bien n’avoir que
ce problème qu’ils qualifieraient de
« niaiseux » en échange d’universités, d’hôpitaux, de média, d’écoles du
primaire au secondaire, etc. ce qu’ont en abondance nos anglos. On dit d’eux que c’est la minorité la plus choyée au monde.
Lise Séguin
Mansfield