Coup de projecteurs sur le Journal du Pontiac

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Tout d’abord mes chers lecteurs, c’est avec ravissement que j’ai pu recevoir la
2e place au classement du meilleur
éditorial de langue française décerné
par l’Association des journaux

Tout d’abord mes chers lecteurs, c’est avec ravissement que j’ai pu recevoir la
2e place au classement du meilleur
éditorial de langue française décerné
par l’Association des journaux
communautaires du Québec (QCNA). Je suis à la fois très fier pour le Journal et aussi très heureux de pouvoir prouver que, par ce prix, nous contribuons
activement au maintien et à la qualité du français dans notre région et ceci souligne l’engagement indéfectible pris par toute notre équipe à cet égard. J’en profite pour vous remercier et vous
dédier ce prix pour tout le soutien dont vous avez pu nous faire part et l’affection que vous avez témoignée au Journal à travers la crise causée par l’OQLF.
Ceci m’amène à exprimer le fait que nous n’avons pas besoin d’être chapeauté par un Office québecois de la langue française pour bien faire notre travail et bien remplir notre mission. Beaucoup d’entre vous ont évoqué dans leur
courrier au Journal le désir de voir nos impôts utilisés de façon plus efficace et non à payer une clique de fonctionnaires provinciaux qui n’ont rien d’autre à faire que de s’attaquer à des PME. En
ces temps d’austérité prônés par le
gouvernement libéral, il semblerait que la suppression de cet Office inutile et coûteux puisse être une économie
pertinente plutôt que de supprimer des postes dans la santé ou l’éducation.
Toutefois, la polémique a grossi et les médias nationaux se sont emparés du sujet et nous avons pu constater que le Journal du Pontiac faisait parler de lui dans de nombreux éditoriaux, comme dans le Suburban où Beryl Wajsman
prenait fait et cause pour le Journal du Pontiac. En plus de la presse écrite, notre combat suscitait l’intérêt de reportages télévisés, le dernier en date étant la chronique de Barry Wilson sur CTV News qui qualifiait la situation de
« honteuse et que la nouvelle génération de Québécois ne serait pas prête à accepter une telle ingérence dans la
liberté de la presse. » Il semble que l’OQLF a réussi au moins une chose: placer la cause du Journal du Pontiac dans toutes les salles de rédaction du pays et susciter un élan d’indignation, au point que le gouvernement, espérons-le, en vienne à se questionner sur la réforme à adopter concernant la place du français dans une société multiculturelle.
Arnaud de la Salle