Parce qu’entouré, c’est encore mieux

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Du 13 au 17 février derniers, on soulignait dans notre établissement «  Les journées de la persévérance scolaire  ». Malheureusement, un horaire un peu bousculé et une tempête mal tombée ne m’auront pas permis d’y accorder toute l’importance méritée.

Du 13 au 17 février derniers, on soulignait dans notre établissement «  Les journées de la persévérance scolaire  ». Malheureusement, un horaire un peu bousculé et une tempête mal tombée ne m’auront pas permis d’y accorder toute l’importance méritée. Mais la question avait été lancée  : qui représente pour nous un exemple, un modèle de persévérance ? Et c’est là que la question en entraîne des tas d’autres pour moi  : qu’est-ce que la persévérance ? Est-elle acquise ou innée ? Qui peut être qualifié de «  persévérant  » ? Est-ce une qualité qu’on s’attribue ou que seul l’autre peut attester ? Faut-il souffrir pour être persévérant ? Tentant de trouver des réponses, j’ai pu très vite constater que la persévérance ne se décline pas de la même manière pour l’un ou pour l’autre bien qu’en même temps, nous soyons tous entourés de persévérants.
Si persévérer, c’est «  rester ferme et constant dans ses résolutions  », mettons que beaucoup d’entre nous seraient assez vite découragés à regarder la liste de leurs bonnes résolutions de début d’année alors qu’ils les ont, après quelques mois à peine, sans doute déjà abandonnées… s’ils les avaient même commencées. Dans ma petite vie de professeure, j’ai observé différents types de personnalités, et j’en
ai vu des lâcheurs, et j’en ai vu des persévérants… Mais j’ai surtout connu
des tas de gens, de tous les âges, qui abandonnent parfois maintenant pour se relever plus tard… Peut-être que, pour un laps de temps, je les ai connus
«  décrocheurs  », mais il suffit souvent qu’ils trouvent leur véritable voie pour qu’ils se remettent à voir plus grand.
La vie n’est pas une longue ligne droite, mais un slalom géant dont le parcours nous met au défi à chaque instant, certains plus que d’autres et c’est aussi pour ça qu’on se souvient mieux de ceux-là. Leurs embûches étaient telles qu’elles nous paraissent aussi remarquables que leur vie est admirable.
Et puis, à côté d’eux, il y a tous ceux dont la vie se poursuit sans faire d’éclat, balayant, petit à petit, les embarras, se frayant un chemin jusqu’au but différent pour chacun. Qu’elle/il s’appelle José Aldo, Pascal Dagenais, Savannah Brown,
André Macron, Yves Fortin, Mohandas Karamchand Gandhi, Ian Graveline, Amanda St-Cyr, Paul Chevalier, Paul Potts, Shanny-Claude Denis, Grand Corps Malade, Sarah-Lee Bertrand, Arnold Bérubé ou qu’elle/il porte le nom que vous donnez à «  La persévérance  », qu’elle/il soit connu(e), moins connu(e) ou
méconnu(e), ce n’est pas juste la chance qui a mené ces gens-là où ils sont aujourd’hui.
C’est parfois la hargne de démontrer qu’envers et contre tout ce que l’on a pu croire d’eux, qu’envers et contre toute adversité, ils peuvent et vont y arriver. Pour d’autres, pas besoin de lutter. Leur entourage a décidé qu’ils étaient faits pour avancer… et à force que les autres aient cru suffisamment en eux, ils y sont arrivés ou ils y arriveront parce qu’ils n’avaient pas d’autres choix que de trouver leur voie et qu’ils n’ont pas d’autres choix que de la poursuivre avec les autres pour balises. Parce que tout seul, c’est bien, mais qu’entouré, c’est encore mieux !

Dominique Bowmans