Parc industriel du Pontiac Le projet du site Smurfit est toujours d’actualité, déclare le vice-président de GIGI

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Fred Ryan (Tr ADLS)


Fred Ryan (Tr ADLS)

LITCHFIELD – En novembre, Radio Canada a révélé que des investigations qui concernaient le site industriel de Smurfit-Stone de Litchfield juste à la sortie de Portage-du-Fort avaient soulevé des multiples interrogations dans le Pontiac. Le Journal du Pontiac en avait aussi fait écho et avait souligné le fait que Green Investment Group Inc (GIGI), qui gère le site maintenant et devait créer et développer ce qui devait être le futur Parc industriel du Pontiac, était en difficultés financières.
Radio Canada ajoutait que la compagnie aurait recyclé et vendu tout
le métal du site sans
honorer ses promesses contractuelles de création d’emplois et de développ-ment économique qui lui avaient fait obtenir le site. Outre le site du Pontiac, la compagnie possède d’autres sites au Québec, au Nouveau Brunswick et aux États-Unis. 
 
Parc industriel
« toujours en vigueur »
Le préfet de la MRC-Pontiac, Raymond Durocher, a confié au Journal  que le Parc industriel était toujours vivant et que « la MRC soutient toujours le projet du Parc industriel et que c’est crucial pour le développement économi-que du Pontiac ». Il n’a pas pu fournir d’informations complémentaires au sujet d’entreprises liées au projet ou
si GIGI était à la
recherche d’un repreneur.
Le préfet a cependant ajouté que la MRC avait bien essayé d’entrer en relation avec le vice-
président, monsieur Gerry Philippe, à Aylmer au cours des 4 derniers mois, mais en vain. Il a mentionné que la compagnie avait demandé des changements de zonages, mais n’avait pas ensuite fourni les détails nécessaires pour que la MRC puisse finaliser les demandes. Les réunions en début d’année entre le directeur général de la MRC et M. Philippe devaient apporter les informations au niveau de la viabilité du projet et une évaluation claire. La première fois que le préfet a entendu le mot difficulté à ce sujet a-t-il dit, c’est dans le Journal et les médias.
Gerry Phillippe
a répondu au Journal
M. Phillippe, vice-président de GIGI pour les opérations au Canada, a répondu au Journal en réfutant les allégations de difficultés financières :
« La compagnie n’est pas en difficulté a-t-il
affirmé ». Il a poursuivi en ajoutant: « Lorsque nous traitons un site, il y a une phase facile et après, c’est plus long de trouver
des investisseurs. Nous sommes installés depuis
2 ans et demi, le Pontiac est assez éloigné et
maintenant il n’y a plus de chemin de fer et pourtant nous avons plusieurs entreprises qui travaillent sur le site et Trebio
continue à produire des granules de bois ».
Au sujet de la vente concernant GIGI, M. Philippe a confié « qu’il n’était pas au courant de cela et qu’il n’avait jamais entendu dire que GIGI était à vendre. »
Concernant les problèmes de communications avec ses partenaires, il a été surpris d’apprendre que la MRC n’avait pu le contacter. Il a ajouté à ce propos : « Ils ont mon
nouveau numéro, ils savent où je suis, j’ai d’ailleurs rencontré le maire de Litchfield dernièrement ». Le vice-président a déclaré que Radio Canada avait reçu des informations positives de sa compagnie, mais qu’ils n’avaient pas voulu les diffuser. « Nous sommes comme toutes les entreprises, nous avons nos difficultés comme tout autre entreprise,  nous sommes un peu comme des missionnaires ici, nous ne pouvons annoncer des dates d’investissement ou des installations de start-ups car cela dépend des investisseurs. »
M. Philippe a finalement ajouté que « GIGI avait acheté 7 sites et 3 étaient en vente mais pas celui du Pontiac. »   
Le député  Ravignat
veut les emplois promis
M. Mathieu Ravignat a déclaré au Journal que bien qu’il y ait de l’argent fédéral dans ce projet celui-ci n’était pas en péril à ce stade. Il a par ailleurs remarqué « qu’il était déçu des résultats obtenus notamment en matière
de création d’emplois. Beaucoup de gens avaient de l’espoir et ils sont aussi déçus. Les corporations doivent prendre leur responsabilités en faveur de leur communauté et
de l’environnement a-t-il souligné. Des entreprises américaines peuvent acheter des infrastructures comme celle-ci et les revendre et il n’y a aucune loi fédérale qui nous
protège de telle spéculation prédatrices. Ce site doit être nettoyé et le projet doit fournir les emplois promis, insiste-t-il, un incubateur de technologies écologiques est une bonne idée et c’est pour ça que le parc industriel avait été vendu au Pontiac ».
En pure coïncidence, le site de Frenchtown dans le Montana est lui aussi au point mort avec aussi peu d’investisseurs que celui du Pontiac a rapporté le Journal The Missoulian qui lui aussi avait repris l’enquête de Radio Canada en détails.