Nos montagnes de déchets grandissantes

0
167

Le grand débat d’aujourd’hui dans toute la province est de savoir quoi faire face à notre masse croissante de déchets et d’ordures. Avec les lois provinciales régissant les sites d’enfouissesment municipaux, et avec la plupart de ces sites qui se remplissent, nous sommes tous confrontés à une crise des « déchets ». L’ancienne approche – creuser une nouvelle fosse massive et commencer à déverser les déchets – est désormais illégale et a donné lieu à plusieurs tentatives innovantes. Il s’agit notamment de la proposition de la MRC du Pontiac et de la préfète Jane Toller concernant une installation locale de valorisation énergétique des déchets.

La réponse la plus courante à des propositions comme celle de Mme Toller est que nous, les résidents, devons d’abord nous engager dans des solutions aux problèmes de déchets que nous avons créés. Ce sont de vrais problèmes que nous pouvons résoudre. C’est l’argument.

La réalité, cependant, est que la plupart des citoyens ne se mobilisent pas. Cela coûte trop cher à chaque foyer. Oui, nous sommes tous prêts à revendiquer une part de responsabilité pour nos montagnes de déchets, mais nous ne ferons pas cette affirmation si cela coûte cher ou demande beaucoup d’attention. « Est-ce que ça va ici ou dans cette boîte ?  — «C’est bio ou pas ?» — ces questions. Ce n’est pas sorcier, mais…

Pouvons-nous véritablement prétendre nous impliquer dans des solutions pour nos déchets si nous ne faisons presque rien – ou si nous nous plaignons que le surcoût est trop cher?

Certes, résoudre notre accumulation incontrôlée de déchets sera coûteux et exigeant, mais nous pourrons alors affirmer notre volonté de réellement lutter contre l’accumulation de déchets sous toutes ses formes.

Si vous n’êtes pas d’accord avec le « pessimisme » de ces prévisions, réfléchissez au montant que vous êtes prêt à payer pour un ticket pour chaque sac de déchets que vous déposez au bord de la route. Combien? Combien par mois ? Vingt-cinq cents par sac ? Ou, pour être plus réaliste, trois dollars ? Un dollar, même, signifie trois à cinq dollars par ramassage des ordures… les amis, je n’entends que des plaintes ici. Dans quelle mesure êtes-vous prêt à payer pour notre traitement des déchets ? Combien pour chaque chargement de déchets ramassé à votre porte ?

Ah, beaucoup de changements nous attendent si nous voulons que cela soit un succès. Êtes-vous — vous, pas votre voisin — êtes-vous prêt ? Oui, résoudre l’accumulation de déchets est pratiquement révolutionnaire ! Et c’est ici, dans le Pontiac!