Non au registre des armes à feu

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Dans sa chronique du 17 février, M. Périès se dit «étonné que personne n’ait envoyé de courriel» sur le «registre des armes à feu». Alors en voici un qui cherche à exprimer clairement l’objection d’une vaste tranche de notre population qui dit “Non” au projet de loi 64. 

Dans sa chronique du 17 février, M. Périès se dit «étonné que personne n’ait envoyé de courriel» sur le «registre des armes à feu». Alors en voici un qui cherche à exprimer clairement l’objection d’une vaste tranche de notre population qui dit “Non” au projet de loi 64. 
La chronique en question expose des considérations bien réelles et sensibles concernant les chasseurs et le milieu rural, mais on n’y rappelle pas que le registre fédéral institué en 1995 a profondément divisé le Canada d’un océan à l’autre jusqu’à son retrait en 2012.  Estimé à 2 millions $ au début, ce programme législatif s’était déjà traduit en une somme colossale de 1 milliard $ en 2006, soit 500 fois le budget initial. 
Alors je me dis simplement qu’il faut regarder certaines choses en face avant de permettre au gouvernement de M. Couillard de se lancer dans la répétition d’une aventure dont l’issue fut pour le moins catastrophique. D’autant que l’on évalue à quelque 15 millions $ la création d’un registre québécois. Au prorata du poids de la province dans la fédération (autour de 23%), le multiple de 500
précité se traduirait par une facture de plus de 1,7 milliard $ durant une période équivalente d’une dizaine d’années. 
Comme l’opposition au registre est aussi forte au Québec d’aujourd’hui qu’elle ne l’était naguère sur un vaste pan de la scène fédérale, le projet de loi 64 risque de nous plonger dans une aventure très coûteuse, sans compter de profondes divisions sociales, voire même familiales. Les chiffres parlent d’eux-mêmes et il ne serait que vain de s’aventurer sur un terrain qui a déjà été miné par de profondes divisions. 
Quiconque est résolument décidé à tuer trouvera toujours un moyen de le faire… et il ne faut pas oublier qu’il aura toujours accès aux armes à feu grâce à la proximité de notre voisin du Sud où le puissant lobby de la National Rifle Association possède de profondes racines, qui ont commencé à s’étendre au Canada et au Québec depuis notre actuelle décennie.   
Somme toute, si le gouvernement Couillard persiste dans ce projet, avec l’appui tacite actuel des partis de l’Opposition, il se mettra à dos tous les chasseurs du Québec qui se promènent dans les 29 zones de chasse de notre
territoire allant du profond sud au très haut nord, soit du Pontiac à l’Ungava.
Et il ne réussira pas à éliminer l’accès aux armes à feu. 
Jules Guitard
Gatineau (sect. Aylmer)