M. Ravignat parle du rail à la Chambre de commerce

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M. Ravignat est venu s’entretenir d’économie avec les membres de la Chambre de commerce du Pontiac.      (AM)

André Macron



M. Ravignat est venu s’entretenir d’économie avec les membres de la Chambre de commerce du Pontiac.      (AM)

André Macron

CAMPBELL’S BAY, le 26 septembre 2013 – Le 26 septembre dernier avait lieu la réunion annuelle de la Chambre de commerce du Pontiac. Après les quelques mots de bienvenue du président, Jean-Claude Rivest, c’est l’actualité qui prenait le dessus et qui soulevait les discussions.
Ginger Finan, coordonnatrice en développement d’entreprise, mentionnait les cours de français financés à 60 % par Emploi Québec. À la suite de cela, M. Ravignat, député fédéral de Pontiac, se prononçait sur plusieurs des enjeux majeurs auxquels le Pontiac fait face présentement.
Le député du NDP reconnaît l’importance des petites et moyennes entreprises comme acteurs du développement économique de toute une région. Selon lui, le Pontiac reste fortement dépendant de la foresterie et il est grand temps pour la région de diversifier et d’innover, de transformer et d’exporter. Et si le tourisme se porte plutôt bien, il n’y a cependant pas de place où rester pour ceux qui souhaitent séjourner dans la région.
M. Ravignat poursuit, parlant « incitatif », « transformation », « achat local », « éducation » et bien sûr « affaire du rail ». Il mentionne notamment la lettre qu’il a écrite afin de dénoncer le démantèlement des rails sur la voie ferrée allant d’Ottawa à Portage-du-Fort à laquelle Lisa Raitt, ministre fédérale des transports, a clairement répondu que CN, une entreprise privée, a parfaitement le droit de démanteler.
De son côté, Tom Orr, entrepreneur de la région et membre de la Chambre de commerce, répliquait qu’un projet comme celui de Transport Renfrew Pontiac, de trop petite envergure, ne pourrait pas être viable pour la région. Il est convaincu que c’est par la route qu’il faut développer et il précise encore que le tronçon de la 148 situé du côté de Breckenridge, Luskville pourrait être grandement amélioré.
Selon M. Ravignat, pour développer la route, il faut absolument que le fédéral embarque. Cela fait 50 ans que des discussions sur le sujet ont lieu, mais pour l’instant, on bouche les trous plutôt que de refaire à neuf complètement. « Bon nombre de fonctionnaires ne connaissent toujours pas le Pontiac. La 148 s’arrête à Gatineau et notre 148, quant à elle, ne fait toujours pas partie des grandes destinations touristiques », déclarait Suzie Carrier, du Ranch R.S., elle aussi membre de la Chambre, renforçant ainsi les arguments de Tom Orr concernant le piètre développement de la 148.
Ainsi, si les débats battaient leur plein ce 26 septembre dernier au sein de la Chambre de commerc du Pontiac, aucune solution concernant le développement économique de notre région n’aura été amenée sur la table.