LNC et ses partenaires dévoilent le site du projet de petit réacteur modulaire

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Le personnel de LNC et ses partenaires Global First Power et EACL dévoilent un panneau marquant le site d’un projet de réacteur micro-modulaire, le premier au Canada.

Peter L. Smith

CHALK RIVER – Des représentants des Laboratoires nucléaires canadiens (LNC) et de leurs partenaires Énergie atomique du Canada limitée (EACL) et Global First Power (GFP), ainsi que des représentants élus, se sont réunis le 11 mai aux LNC, à Chalk River, pour dévoiler un panneau marquant l’emplacement d’un projet de réacteur micro-modulaire.

GFP prévoit de construire et d’exploiter un réacteur micro-modulaire thermique de 15 mégawatts sur le site en tant que «solution énergétique propre» pour remplacer les combustibles fossiles et se conformer aux politiques du Canada en matière de changement climatique.

Le réacteur devrait être opérationnel
d’ici 2027.

LNC a organisé plusieurs webinaires, dont un le 20 avril intitulé « Enabling Capabilities » aux Laboratoires nucléaires de Chalk River, détaillant les projets en cours ou en cours de planification pour la gestion des déchets sur le site, qui seront développés sur plusieurs années. Mitch Mackay, de NCL, a souligné la mission de l’entreprise, qui consiste à restaurer et à protéger l’environnement en réduisant et en gérant efficacement le passif nucléaire.

Kaitlin McMillan (directrice de Cask Project) a parlé d’un projet d’élimination des fûts, qui sont des conteneurs de combustible usé en acier que LNC utilise pour transporter en toute sécurité des matières nucléaires. Une nouvelle installation d’environ 1,5 hectare sera construite sur le site pour les stocker.

Kyle Schinnour, directeur de la stabilisation du combustible à LNC, a parlé du stockage du combustible nucléaire usé et des déchets de moyenne activité. Une installation de stockage, connue sous le nom de dépôt en couches géologiques profondes et située à environ 500 mètres sous terre, stockera le combustible, y compris le combustible nucléaire usé provenant de sept autres sites à travers le Canada.

Des questions ont été posées sur la sécurité de l’emplacement proposé pour l’installation de stockage, sur l’extraction du tritium de l’eau lourde et sur son utilisation possible pour les armes nucléaires. Brennan Pilgrim (responsable du projet de gestion de l’eau lourde) a fait remarquer que LNC n’exporte pas de tritium, et qu’il n’y a donc aucun risque qu’il soit utilisé dans des armes nucléaires.

LNC attend toujours l’approbation de la Commission canadienne de sûreté nucléaire pour son projet d’installation de stockage à proximité de la surface, une gigantesque décharge en surface pour les déchets radioactifs.