Les services publics s’écroulent. M. Legault, agissez!

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Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de soutien de
la Commission scolaire des Hauts-Bois de l’Outaouais (STTSCSHBO) ont voté massivement en faveur d’un mandat d’augmentation des moyens de pression et de planification de la grève à exercer au moment jugé opportun.

Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de soutien de
la Commission scolaire des Hauts-Bois de l’Outaouais (STTSCSHBO) ont voté massivement en faveur d’un mandat d’augmentation des moyens de pression et de planification de la grève à exercer au moment jugé opportun.
En négociation avec le Conseil du trésor depuis plus d’un an, les travailleuses et les travailleurs tiennent à rappeler que cette crise qui sévit actuellement dans les réseaux existait bien avant la pandémie.
« Ce sont des décennies de négligence gouvernementale qui nous ont menés là où nous sommes présentement. Mais, après plus de deux ans au pouvoir, M. Legault ne peut plus rejeter la faute uniquement sur ses prédécesseurs. Lui qui ne cesse de répéter que les réseaux étaient fragilisés avant la crise de la COVID doit maintenant s’engager à faire partie de la solution, en donnant des mandats à ses porte-parole aux tables de négociation pour qu’on puisse enfin relever les services publics », ajoute Alfonso Ibarra Ramirez, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CCSNO-CSN).
Les offres actuelles du gouvernement sont nettement insuffisantes. Pour Michelle Danis, présidente du STTSCSHBO-CSN, il est impératif que M. Legault et ses ministres responsables prennent acte du rejet catégorique de leurs offres. « Depuis le début de la crise sanitaire, le personnel de soutien est au front, notamment par la mise en place des services de garde d’urgence. Nous avons permis au réseau scolaire de s’adapter à la crise et de continuer à offrir des services. En échange, l’employeur nous propose des reculs dans nos conditions de travail qui sont déjà difficiles, en augmentant la précarité de nos membres et en étant complètement fermé à nos propositions », de dire Mme Danis.
Par l’intensification de leurs moyens de pression et par leur volonté exprimée de se préparer à exercer une grève si nécessaire, les travailleuses et les travailleurs du secteur public de la CSN interpellent aussi la population du Québec. « C’est pour l’ensemble des Québécoises et des Québécois qu’on se bat. Collectivement, on mérite mieux que ces services publics qui s’écroulent. Délestage massif dans le réseau de la santé et des services sociaux, réussite scolaire en péril pour de nombreux élèves et étudiants… On mérite beaucoup mieux. Le gouvernement doit agir, maintenant! », conclut M. Ibarra Ramirez, président du CCSNO-CSN.

Syndicat des travailleuses et
travailleurs de soutien de la CSHBO