Les professionnels de l’éducation demandent que des mesures soient prises pour remédier à la pénurie de personnel spécialisé

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Tashi Farmilo

OUTAOUAIS – Les professionnels de l’éducation de l’Outaouais affiliés au Syndicat du personnel professionnel du milieu scolaire de l’Outaouais (SPPMSO) et à la Fédération des professionnelles et des professionnels de l’éducation du Québec (FPPE) se sont joints à leurs collègues de tout le Québec pour attirer l’attention sur la pénurie croissante de services professionnels en éducation. Cette pénurie a des répercussions importantes sur les élèves, en particulier ceux qui ont des besoins particuliers.

Sous le thème » Attention à vos enfants, c’est peut-être le vôtre qui sera privé de services professionnels «, les membres de la SPPMSO ont manifesté devant le bureau de Suzanne Tremblay, députée de Hull et adjointe gouvernementale à la ministre de l’Éducation. Leur objectif était de souligner l’influence directe des décisions gouvernementales sur l’apprentissage, le progrès et la réussite des élèves des écoles publiques.

«Le système scolaire québécois fait face à une grave crise et peine à attirer des professionnels pour combler les postes vacants et répondre aux besoins de nos élèves «, explique Annie St-Pierre, présidente de la SPPMSO. «Il y a une pénurie inquiétante de professionnels qualifiés dans le Pontiac et une préférence marquée pour le secteur privé en raison de sa rémunération plus avantageuse. Au sein du système d’éducation, de nombreux défis et adversités découlent de la combinaison d’une rémunération réduite, de structures de soutien limitées et d’une pression et d’un stress accrus «, a-t-elle ajouté.

Mme St-Pierre a souligné l’importance de trouver des solutions rapidement. «Avec la renégociation en cours des conventions collectives pour les enseignants et les autres membres du personnel, il est crucial de trouver des solutions rapides pour résoudre cette crise et garantir l’accessibilité aux services publics professionnels pour tous les élèves», a-t-elle expliqué.

Selon les dernières données du ministère de l’Éducation, il manque, au Québec, 180 psychologues scolaires, 176 thérapeutes du langage et 190 psychothérapeutes. Le syndicat des professionnels de l’éducation estime que plus de 1 000 postes de services professionnels directs aux élèves, de services pédagogiques et administratifs sont vacants.  Il s’agit d’une situation sans précédent dans le système éducatif québécois.

Pendant, ce temps les discussions sont dans une impasse à la table de négociations.