Le développement touristique en Outaouais rural

0
25

Joël Deplanque


Joël Deplanque

CAMPBELL’S BAY, le 13 août 2013 – Le mardi 13 août s’est tenue à la salle des Lions de Campbell’s Bay une réunion relative au tourisme en Outaouais. Si à première vue elle ressemblait à beaucoup d’autres s’étant tenues antérieurement, son mérite était de présenter un portrait objectif des possibilités de développement en matière de tourisme en Outaouais rural.
Pour ce faire, l’équipe a réalisé un document,    synthèse de recherches précédentes initiées par la CRRNTO et divers organismes. C’est ce même CRRNTO qui a mandaté le PERO (Pôle d’Excellence en Récréotourisme de l’Outaouais) de réaliser la première phase de la stratégie de développement récréotouristique en Outaouais. Le projet a été entièrement financé par le ministère des Ressources naturelles du Québec. Il s’agit bien d’une synthèse et pas d’une nouvelle étude.
La méthode a consisté dans un premier temps à réaliser une analyse documentaire. C’est ainsi que plus de 55 études totalisant plus de 6 000 pages ont été examinées. Ce chiffre de 6000 pages témoigne à lui seul de l’intérêt porté au secteur touristique.
Une vingtaine de personnes étaient présentes, opérateurs du domaine, élus et membres d’organismes. Un texte en français défilera sur un écran et sera commenté presque exclusivement en anglais par l’assistant de Monsieur Normand Bourgault de l’UQO (Université du Québec en Outaouais).
En 2010, au Québec, 77,7 % des 26 millions de touristes provenaient de la province et y ont dépensé seulement 3,6 milliards de dollars. Représentant     4,5 % et donc 18 fois moins, les touristes en provenance de pays étrangers auront dépensé 1,2 milliards (17,9 % des dépenses), soit environ 6 fois plus par personne ! La synthèse confirme une baisse du niveau de fréquentation touristique au Québec.
La présentation s’est poursuivie par un descriptif des divers profils de touristes et l’évolution des intérêts de ceux-ci en fonction des classes d’âge. Classique des classiques, chaque point particulier s’est vu décrit sous l’angle de ses potentiels, points forts et faiblesses.
Parmi ces dernières ont été mises en évidence des anomalies de référencement de l’Outaouais sur les moteurs de recherche. C’est ainsi que Google traduit Outaouais par Ottawa et Ottawa par Ottawa. Dans le même ordre d’idées, Kijiji situe Gatineau en Ontario.