Le bureau des producteurs ne fusionnera pas

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André Macron



André Macron

SHAWVILLE, le 13 septembre 2013 – Le 12 septembre dernier avait lieu la visite de l’usine Louisiana Pacific, organisée par l’Office des producteurs de bois du Pontiac (OPBP), en vue de se familiariser aux demandes de l’usine en matière de façonnage notamment. C’était l’occasion pour Michel Léonard, nouveau technicien forestier de l’OPBP depuis le 3 juin dernier, de nous faire un bilan sur la situation de la foresterie dans le Pontiac et de nous expliquer les mandats de l’office.
C’est en 1975, à Wakefield, que M. Léonard commençait sa carrière dans le secteur forestier en tant que garde forestier pour le ministère des Terres et Forêts maintenant appelé Ressources Naturelles. Il avait entendu parler des superbes forêts pontissoises et comptait bien y jeter un œil de plus près. En novembre 1978, il exerçait à Fort-Coulonge comme technicien forestier au service du Ministère des ressources naturelles. Retraité depuis maintenant trois ans, il opère un retour dans le domaine, à Shawville à nouveau, où il exerce maintenant la fonction de technicien forestier de l’OPBP. Grâce à un programme d’Emploi Québec qui permet de payer une partie de son salaire pour 20 semaines, l’Office a pu l’engager. L’homme en connaît bien les rouages puisqu’il y a été administrateur dans les années 80.
Sur la situation, Michel Léonard se montre prudent. « Bien que la reprise soit là, elle n’est pas aussi forte qu’on le désirerait car il faut reconstruire », déclare-t-il. Il ajoute également qu’ils sont passés de 400, 450 producteurs actifs à environ 175 producteurs actifs avec 3650 producteurs en tout. Selon M. Léonard, les contingents sont ouverts et les usines veulent du bois. En ce moment, le bois sort presque dans son entièreté du Pontiac. En fin décembre, quelques contrats arrivent à terme, ce sera le temps de renégocier avec les usines. Les prix n’ont pas augmenté depuis 2008, sauf pour le peuplier et l’érable de qualité pâte et ils sont encore en-dessous de ce qu’ils pourraient être.
Les défis pour l’avenir sont nombreux. L’un des mandats de l’Office étant d’assurer la formation des producteurs dans le futur. « La certification sera bientôt une obligation et il faut s’y préparer », affirmait M. Léonard lors de notre rencontre. Un autre mandat, et non des moindres, lui aura été confié par les producteurs. Il s’agit d’examiner les possibles avantages de regrouper des services ou de fusion avec d’autres offices.
Michel Léonard rappelle également que les producteurs qui veulent mettre du bois en marché, doivent compléter leurs demandes de part de marché avant le 15 octobre prochain. D’autant plus que l’Office a l’exclusivité sur tous les produits incluant le bois de sciage.