Le budget fédéral – Important déficit, allocation parentale, aide aux retraités, réforme de l’assurance emploi.

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Allyson Beauregard
(Tr. LT)


Allyson Beauregard
(Tr. LT)

MRC DE PONTIAC et MUN. DE PONTIAC – Le 22 mars dernier à Ottawa, le ministre libéral fédéral des finances, M. Bill Morneau, présentait le premier budget du gouvernement Trudeau. Le budget prévoit un déficit de 29,4 milliards de dollars en 2016-2017, presque trois fois le déficit de 10 milliards qui avait été promis au cours de la dernière campagne électorale.
Selon le député Will Amos, le Pontiac profitera énormément de la nouvelle Prestation canadienne pour enfants, qui remplacera la Prestation universelle pour la garde d’enfants et la Prestation pour enfants à charge (baby bonus).  « Cette mesure aidera environ 30 000 personne à sortir de la pauvreté. C’est le plus important investissement social qu’un gouvernement ait fait depuis des décennies », déclarait au Journal M. Amos, soulignant que les familles qui gagnent moins de 30 000$ par année recevront le maximum de cette prestation, soit 6 400$ par enfant de moins de 6 ans et 5 400$ par enfant de 6 à 17 ans. Cette mesure, à elle seule, représente une augmentation des dépenses de 10 milliards au cours de deux prochaines années. Cependant, seront abolis le partage des revenus, les crédits d’impôts pour les activités sportives et artistiques des enfants.
Le buget comprend aussi une dépense, sur deux ans, de 2,5 milliards pour des                                          mesures de mise à jour de l’assurance-emploi, dont la réduction de la période de carence de 2 à 1 semaine, une extension du projet-pilote qui permet à un bénéficiaire de travailler pendant qu’il retire des prestations et une réduction du nombre de semaines de travail exigées pour les résidents des régions qui ont les taux de chômage les plus élevés.
Même si les Libéraux n’ont pas tenu leur engagement à réduire de 11% à 9% d’ici 2019, selon l’échéancier annoncé en campagne électorale, le taux d’imposition des petites entreprises, un plan annoncé par les Conservateurs dans leur budget 2015, "ce report ne fait pas grand différences", selon le député Amos avec l’adoption de la nouvelle Prestation canadienne pour enfants. "Ce nouveau crédit d’impôt signifie que les Canadiens auront plus d’argent à dépenser, ce qui aidera certainement les entreprises. Le taux d’imposition a été réduit à 10,5% et nous espérons être en mesure de continuer à le réduire par étapes. Nous avons encore plusieurs années dans notre mandat. La réduction est moins rapide que prévue, mais nous devons être prudents avec nos dépenses", expliquait-il.
Le budget comprend aussi plusieurs programmes pour venir en aide aux autochtones: 2,6 milliards en cinq ans pour les services éducatifs primaires et secondaires sur les réserves autochtones et 969,4 millions en cinq ans pour
les infrastructures scolaires chez les autochtones. De plus, 1,2 milliard en cinq ans pour des infrastructures sociales autochtones, 10,4 millions en 3 ans et 33,6
millions en 5 ans pour la construction de refuges pour femmes dans les communautés autochtones et 40 millions en 2 ans pour des enquêtes sur les femmes autochtones assassinées ou disparues. "C’est le plus important investissement jamais consenti (par le gouvernement fédéral) aux Autochtones du pays. Nous avons des communautés autochtones dans le Pontiac qui vont bénéficier des avantages offerts par cette augmentation des dépenses du fédéral", concluait M. Amos.
Le budget comprend aussi d’autres points marquants, dont le retour à 65 ans de l’âge pour la prestation de retraite; une augmentation du supplément de revenu garanti pour les aînés; une augmentation de 5,6 millions pour les vétérans et leur famille en cinq ans et la réouverture de neuf bureaux pour les services aux vétérans et l’ajout d’un 10e bureau; jusqu’à 178 millions en deux ans pour les besoins urgents, en provinces, pour des logements abordables; et le report d’une dépense prévue de 3,7 milliards à
la Défense nationale.
"Nous dépensons des fonds pour combler les besoins les plus criants dans des domaines identifiés par la population. En campagne, nous avions promis d’aider la classe moyenne et d’investir dans les infrastructures et c’est clair dans notre budget", déclarait en conclusion M. Amos. Au cours des 10 prochaines années, le gouvernement planifie des investissements de 120 milliards dans les infrastructures, en mettant l’accent tout d’abord sur le transport en commun, l’eau potable, les matières résiduelles et l’habitation.