La PPJ est menacée, les VTTs veulent plus que juste l’accotement

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Allyson Beauregard


Allyson Beauregard

MRC de PONTIAC –  À la suite de la rencontre du 19 avril du conseil des maires, au cours de laquelle un comité de cinq maires a été formé pour étudier la possiblité de permettre aux quads de circuler sur les routes secondaires et sur l’accotement de la PPJ, une rencontre du comité a été organisée pour rencontrer d’autres personnes concernées afin de discuter de la situation. En plus de la distribution de sondages sur cette question, le comité a décidé de modifier son approche afin de permettre aux quads d’utiliser directement la piste cyclable.
« Ce serait plus sécuritaire si les VTTs n’avaient pas à circuler sur la piste et en dehors de la piste à certains endroits. Nous avons besoin de connaître le point de vue du public puisque ce sont les citoyens qui nous ont élus pour les représenter », déclarait Terry Murdock, le président du comité, qui est aussi le préfet
suppléant à la MRC de Pontiac. Dans les secteurs ou l’accotement n’existe pas, il faudrait que les VTTs utilisent les routes secondaires et reviennent sur l’accotement de la PPJ quand c’est possible.
Les sondages, qui demandent aux résidants s’ils croient que les VTTs pourraient utiliser les routes secondaires et la PPJ, ont été déposés dans plusieurs commerces du Pontiac de même que dans les bureaux municipaux et ceux de la MRC à Campbell’s Bay. « J’ai ramassé un sondage et il contenait une liste de noms: la plupart étaient en faveur de ce projet », précisait M. Bill Stewart, le maire qui est à l’origine de ce projet.
Le comité a aussi demandé au ministère des Transports
d’identifier quelles routes pourraient être utilisées par les quads, si ce projet allait de l’avant.
Pour M. Stewart, la PPJ
pourrait être partagée avec les cyclistes et les piétons, mais
M. Murdock croit que, pour la sécurité de tous, il faudrait que ce soit « l’un ou l’autre ».  « Notre économie, ici, est faible et la PPJ est nettement sous utilisée. La plupart de cyclistes préfèrent rouler sur la route 148. Je serais très surpris s’il y a plus de 50 à 100 cyclistes par année qui utilisent la PPJ. J’ai parlé à des commerces et à des restaurants le long de la piste et les cyclistes de la PPJ ne font pas affaires avec eux », expliquait M. Murdock. Il a précisé que des caméras avaient été installées le long de la piste afin de déterminer la fréquence d’utilisation de cette infrastructure.
Les résultats des sondages seront compilés et présentés en août ou septembre à la rencontre mensuelle des maires. Le rapport contiendra aussi les recommandations du comité, qui tiendra une autre rencontre en juillet.
Selon messieurs Murdock et Stewart, d’autres régions, en Ontario, étudient la possibilité d’ouvrir leurs pistes cyclables aux VTTs (Barrie, Ontario, par
exemple) ou ont déjà adopté des règlements pour permettre aux quads de circuler sur les accotements de certains chemins. « La tendance est importante et nous sommes très en retard au Québec, mais nous allons nous rattraper », déclarait M. Stewart au Journal. « Il est temps d’arriver au 21e siècle. Nous avons  les Ontariens à nos portes, qui attendent que nous nous organisions », ajoutait M. Murdock,  insistant sur le fait que la beauté naturelle du Pontiac est un attrait touristique important.
Selon M. Murdock, les services policiers approuvent ce projet
« à 100% » tout comme le Club quad du Pontiac. « Les policiers expliquent que leur travail serait plus facile parce que les quads seraient visibles plutôt que d’être en forêt. L’inscription et les assurances seraient obligatoires, tout comme le permis de circuler (passe) », concluait-il.
Le préfet de la MRC de Pontiac, Raymond Durocher, reconnaît que l’accroissement de la circulation des VTTs procurerait des avantages économiques, mais il n’est pas vraiment en faveur qu’ils utilisent la PPJ.
« L’utilisation de l’emprise de la PPJ présenterait des avantages, d’accord, mais d’empêcher les cyclistes de l’utiliser, c’est une autre affaire. Il n’est pas possible d’abolir une utilisation pour en créer une autre », précisant que le financement de la PPJ repose sur un partenariat entre la MRC de Pontiac et le gouvernement du Québec, pour l’entretien d’une piste cyclable.             (Trad : L. T.)