La journée des médias aux CNL

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Les médias écoutent la présentation du projet NSDF sur le site proposé par le bassin du lac Perch.

Peter L. Smith

CHALK RIVER – Les Laboratoires nucléaires de Chalk River (CNL) ont organisé une journée d’information à l’intention des médias, le 24 mai, afin de fournir des détails et de répondre aux questions concernant une installation d’élimination des déchets à faible profondeur, qui fait l’objet de discussions depuis 5 ou 6 ans.

Les déchets s’accumulent sur le site depuis au moins 70 ans. Sept responsables de CNL ont parlé des aspects du projet d’élimination et ont plaidé en faveur de son approbation.

Le coût estimé de la construction (c’est-à-dire les dépenses d’investissement) de l’installation NSDF pour stocker le million de mètres cubes de déchets radioactifs est de 475 millions de dollars. Cette estimation comprend la préparation du site et la construction du monticule de confinement, des bâtiments et des routes d’accès. Les coûts d’exploitation estimés pour sa durée de vie de 50 ans, les coûts de fermeture du site et les coûts de surveillance et d’entretien pendant les 30 années suivant la fermeture ajoutent 275 millions de dollars.

Son coût de cycle de vie, 750 millions de dollars. Un site alternatif est également disponible, d’une superficie de 40 ha.

Des diapositives détaillent l’origine des déchets : 90 % proviennent de CNL, 5 % d’hôpitaux et d’universités, et 5 % de sites appartenant à EACL ailleurs au Canada. Une grande partie des déchets est déjà stockée dans 875 conteneurs scellés sur le site. Les déchets faiblement radioactifs seront déplacés immédiatement sur le site du NSDF, une fois construit. La CNL définit les déchets radioactifs de faible activité en fonction des niveaux de radionucléides. Ils contiennent “généralement” des “quantités limitées” de radioactivité à longue durée de vie. Celle-ci peut s’étendre sur des centaines d’années, mais il s’agit en grande partie de vieux matériaux de construction, de sols contaminés et de débris de construction. Aucun matériau contenant de l’uranium ou de l’amiante ne serait stocké dans le monticule. Ce matériau extrême n’a toujours pas de solution de stockage.

CNL estime que le site lui-même est approprié, car il « s’éloigne du ruisseau Perch, qui se jette dans la rivière des Outaouais à un niveau bien supérieur aux niveaux d’inondation normaux. » CNL affirme que la construction du monticule de confinement sera à l’abri des inondations et des tremblements de terre, bien que la façon dont les dommages causés par les tremblements de terre seront évités n’ait pas été expliquée, pas plus que la façon dont les ruptures du tissu du monticule, sous des tonnes de matériaux, seront réparées. Une station d’épuration traitera et analysera l’eau avant de la rejeter dans l’environnement. CNL affirme que l’eau potable en aval n’est pas menacée. « Nous pensons que nous avons la bonne et la meilleure solution. Notre personnel possède l’excellence technique et est en mesure d’évaluer les risques éventuels », souligne le PDG McBrearty. Cette conception, bien que non éprouvée ailleurs, “devrait durer 500 ans”. Les innovations en matière de construction pourraient doubler cette durée de vie. Le pire des scénarios ? Le personnel insiste sur le fait que CNL dispose de systèmes d’urgence pour minimiser les risques.

Meggan Vickerd, directrice générale et responsable du projet NSDF, a rejeté les opinions divergentes en matière de sécurité émises par les scientifiques retraités et ceux qui travaillent actuellement ; elle a affirmé que les retraités ne connaissent pas les normes de sécurité actuelles.

CNL a rencontré de nombreux groupes, et un spécialiste de l’environnement de la MRC de Pontiac pourrait être invité à faire partie du comité. La MRC de Pontiac s’oppose à l’installation, tout comme d’autres groupes, notamment Concerned Citizens of Renfrew County, Old Fort William Cottagers Association, la ville de Gatineau et plus de 100 municipalités en aval.

La visite a également porté sur deux anciens réacteurs (NRX et NRU), déclassés sur le site. Les consultations publiques se tiendront à Pembroke, en Ontario, jusqu’au 3
juin 2022.