La FMOQ continue de s’opposer à la Loi 20

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Arnaud de la Salle

M. Louis Godin, le Président de la Féderation des médicins omnipracticiens du Québec (FMOQ), qualifie le projet de Loi 20 du Ministre Barette avec ces mots : « Un projet digne de l’ère soviétique. »

Arnaud de la Salle

M. Louis Godin, le Président de la Féderation des médicins omnipracticiens du Québec (FMOQ), qualifie le projet de Loi 20 du Ministre Barette avec ces mots : « Un projet digne de l’ère soviétique. »
Mais qu’en est-il du vote? Il semblerait qu’une certaine lenteur ou indécision s’empare des pourfendeurs de déficit du gouvernement Couillard. Le Journal a
contacté le docteur John Wooton du Pontiac pour savoir s’il recevait des
informations de la part de sa Fédération et celui-ci nous a répondu : « C’est compliqué  de vous
répondre parce que les négociations entre le MSSS et la FMOQ se passent
en privé. Même les membres (comme moi) ne sont pas au courant des détails ».
Le président Godin, quant à lui, insiste pour ne pas faire oublier que le
travail à la FMOQ consiste à faire tout ce qui est en son pouvoir pour que les médecins omnipraticiens aient un environnement de travail et des conditions de pratique qui leur permettent d’optimiser leurs
talents et leurs connaissances, et ce, au bénéfice de leurs patients. Il ajoute :
« Ce sont les valeurs que nous défendons et que nous continuerons de défendre.  Nous condamnons et
continuerons de pourfendre toute approche coercitive.  Une telle approche  ne donne jamais de bons
résultats, mais c’est malheureusement l’apanage
du gouvernement actuel, notamment du ministre de la Santé actuel ».
Pour le docteur John Wooton, les attentes des médecins représentés par l’FMOQ ne cherchent pas
« à faire amender la loi 20, mais à substituer leurs
propres solutions ».  Il ajoute aussi que le plus important désaccord est sur l’imposition de quotas. « Il existe bien des situations où il sera impossible de voir 20 patients par jour 5 jours par semaine (cas complexe, autre tâche médicale à faire, travail à temps partiel légitime), et les médecins trouvent injuste de subir des pénalités pour ne pas avoir atteint leurs ‘quotas’».