Économie et développement durable

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Le Pontiac vit une réalité économique influencée par les
transformations structurelles de

Le Pontiac vit une réalité économique influencée par les
transformations structurelles de
l’économie mondialisée mais notre région n’est cependant pas la seule et surtout celle-ci doit apprendre à raisonner pour définir et défendre ses propres intérêts économiques. Un grand défi se profile à l’horizon et la situation difficile doit être exploitée comme une chance qui permettra aux Pontissois et Pontissoises de reprendre espoir et surtout d’avoir un
contrôle direct sur leur destiné.
Le regain que connaît l’activité forestière du Pontiac doit permettre de s’orienter vers ce genre de démarche où tout le monde doit se sentir concerné et peut apporter des idées afin d’élaborer un modèle économique qui s’applique et convienne totalement au Pontiac. La notion de développement durable devrait selon moi être intégrée
à toute réflexion économique et apparaîtrait comme le but à atteindre régit par ce nouveau code d’éthique. Le temps de la loi du marché est révolu car trop simpliste. La compétition farouche entre les entreprises où tous les coups sont permis pour déstabiliser son concurrent est un modèle à proscrire si l’on veut éviter le pire. La recherche du profit avant le sens des responsabilités, l’indépendance avant celui de l’intérêt général sont les piliers du capitalisme qui malheureusement vont le conduire à sa perte. La pratique forestière a l’intérêt de démontrer que la notion de développement durable est inhérente à celle-ci, de par la
planification des ses actions et le respect du milieu qu’elle s’impose. Elle s’inscrit complètement dans un processus de renouvellement de la ressource ainsi que dans sa préservation et sa protection au niveau de la phase de production. Au niveau transformation elle pourrait appliquer les mêmes principes et imposer que la valorisation soit en conformité avec la notion
de développement durable en
développant ses propres filières de transformations.
En agriculture, il serait aussi envisageable que celle-ci s’applique aussi et que la filière agricole impose un droit de regard aux industries agro-alimentaires et pétrochimiques. Le rapport de force doit s’inverser en permettant aux producteurs de contrôler les réseaux de distribution. Le consommateur est  la clé du problème et peut rendre leur indépendance aux producteurs. Pour se faire, peut-on payer des produits
alimentaires plus chers et assurer
qu’ils garantissent le développement durable de l’agriculture.
Arnaud de la Salle