La fête des enfants

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André Macron


André Macron

Un œil qui s’ouvre… Le deuxième… Un regard, et aussitôt, un magnifique sourire qui ferait craquer n’importe qui. Penché sur mon fils au matin, je suis le témoin chanceux du réveil de ce petit bout d’homme qui, du haut de ses trois ans, sait déjà comment user de ses charmes. Ce sont ces tout petits moments de complicité intense qui font naître cette relation privilégiée de deux êtres qui s’aiment.
Même s’il  m’arrive d’être trop dur avec mes enfants, après quelques minutes de cris et de pleurs si perçants qu’il me laisse exténué en très peu de temps, après la crise ravageuse qui atteint les nerfs des plus aguerris, le sourire remplace les pleurs et les bouderies sont finies. C’est, après la tempête, le ciel bleu et le soleil qui apparaissent à l’unisson. La pluie et les larmes sèchent au plus vite et les rires éclatent, balayant tout ce qui n’est pas joie hors de la maison. C’est la vie qui reprend au rythme de l’humeur de mes enfants.
Bien des gens, à l’heure actuelle, ne souhaitent pas avoir d’enfants, c’est leur choix et je ne les jugerai pas. Il m’est arrivé, à moi aussi, de me poser des questions. Au plus fort de la crise, se demander pourquoi, quel est le sens de tout ça ? Mais ça ne dure que l’espace d’un instant… le temps de réaliser qu’en fait, ma plus belle réussite, ce sont mes deux beaux enfants, ces deux enfants sans qui je ne pourrais plus vivre maintenant… ces enfants sans qui le monde ne pourrait plus subsister également !
Le monde serait peut-être plus beau si les décisions étaient prises à la condition qu’elles soient bonnes pour nos enfants. Si nous nous souvenions de nos plus profonds rêves d’antan, ceux où tout était encore possible dans le territoire sans limites de nos imaginations débordantes. Si le simple sourire d’un enfant peut être si déstabilisant qu’il fait fondre les cœurs des plus coriaces, imaginez donc tout ce que l’on pourrait faire en leurs noms !
Ainsi donc, aujourd’hui, je suis père depuis quelques années déjà et bientôt, j’aurai le privilège d’être fêté… C’est à mes enfants que je le dois, ces enfants qu’un jour, j’ai choisi d’avoir sans même me rendre compte qu’ils donneraient, par leur simple présence, un sens à ma vie… le sens de la vie ! Bonne fête des pères à tous !