La CCSN et les LNC et la sécurité nucléaire Les promoteurs se veulent rassurants

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Un conseiller de L’Isle-aux-Allumettes Louis Lair discute du projet d’Installation de gestion des déchets (nucléaires) avec le spécialiste Shizhang Lei de la CCSN

Peter L. Smith
et Lionel Tessier



Un conseiller de L’Isle-aux-Allumettes Louis Lair discute du projet d’Installation de gestion des déchets (nucléaires) avec le spécialiste Shizhang Lei de la CCSN

Peter L. Smith
et Lionel Tessier

SHEENBORO – Des représentants de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) tenaient une séance publique d’information le 27 avril
à la salle paroissiale de Sheenboro. La rencontre avait pour objet de fournir de l’information et de répondre aux questions concernant le projet des Laboratoires nucléaires canadiens (LNC) : une  Installation de gestion des déchets (nucléaires) près de la surface (IGDPS).
Des élus, dont le maire de Chichester, Donald Gagnon, Doris Ranger de Sheenboro, David Rochon, maire de Waltham, Jim Gibson, maire de Rapides-des-Joachims, le directeur général de Waltham et Sheenboro, Fernand Roy, le préfet de la MRC de Pontiac Raymond Durocher, des membres du Fort-William Cottagers Association, des conseillers municipaux  et des représentants d’entreprises étaient présents à cette rencontre. 
Une vidéo présentant les grandes lignes d’une étude d’impact environnemental et des dépliants explicatifs ont été présentés aux participants à la rencontre. La
mission de la Commission est de veiller à la sûreté des opérations dans le domaine nucléaire afin de protéger la santé et la sécurité des populations et de l’environnement. La Commission est cependant perçue par certains comme favorisant l’industrie nucléaire Selon la Commission, la date de début du projet IGDPS peut varier étant donné que les Laboratoires nucléaires du Canada sont
en mesure d’entreposer les déchets radioactifs de façon sécuritaire dans leurs installations actuelles durant la tenue des consultations publiques sur le sujet. Cependant, la construction du IGDPS pourrait débuter dès janvier 2018, quoique janvier 2018 soit présentée comme la date de fin des consultations publiques.
Des résidents du secteur ont déclaré qu’ils préfèreraient que les déchets radioactifs soient entreposés de manière sécuritaire dans la IGDPS, tandis que d’autres ont souligné que le projet se déroulera trop près de la
rivière des Outaouais et qu’il y a des risques de déversements de résidus radioactifs dans l’éventualité d’évènements naturels extrêmes
ou de défectuosité de l’équipement, en particulier de la membrane.
Consultation par les Laboratoires nucléaires canadiens : pas de déchets hautement radioactifs
Les 26 avril à Rapides-des-Joachims et le 2 mai à Sheenboro, les LNC ont aussi tenu des consultations sur le même sujet. Au cours de la consultation à Sheenboro, des agents d’information (dont F. Patrick Quinn, directeur
des communications corporatives) ont rencontré les visiteurs individuellement pour expliquer la nature du projet.
Selon les LNC, cette technique de gestion des déchets nucléaires de faible intensité a été utilisée depuis de nombreuses années dans plusieurs pays et s’est révélée très sécuritaire pour l’environnement et les populations. Une installation similaire est en opération à Lachute, Québec, pour la gestion des déchets domestiques de la région.
Dans la construction du IGDPS, on réalisera une excavation avant d’y installer une membrane imperméable de longue durée.
Les déchets radioactifs (peu et moyennement radioactifs)y seront apportés et le secteur (environ  34 hectares) sera ensuite
recouvert de matériaux qui empêcheront que le contenu soit exposé aux éléments. Dans les cas où du liquide s’échapperait de l’installation, celui-ci sera traité et débarrassé des contaminants avant d’être remis en circulation dans la nature. Le site web de LNC mentionne que les déchets hautement radioactifs ne seront pas acceptés sur ce site, mais ses opposants doutent que cette mesure s’applique à long terme.
Comme un des agents l’expliquait, tout le matériel (les bâtiments) et les sols contaminés sur les sites des Laboratoires de Chalk River, dont un réacteur qui avait fusionné en 1952 et été enfoui près du lac Perch, seront placés dans le IGDPS avec un peu de matériel provenant des Laboratoires de Whiteshell et de la centrale expérimentale de Gentilly ainsi que des déchets provenant des hôpitaux.
Quand on leur demandait pourquoi les LCN (une entreprise gérée par le secteur privé) avait décidé de construire cette installation à ce moment-ci, les agents d’information ont répondu que, au cours de leurs années d’activités, les LCN et d’autres stations de recherches au Canada avaient généré une grande quantité de déchets faiblement radioactifs et que les autorités avaient jugé qu’il était préférable de les regrouper dans un seul endroit afin de pouvoir mieux les gérer et les surveiller.
Quant à savoir pourquoi le IGDPS n’était pas installé plus loin des secteurs résidentiels et de la rivière, on a répondu qu’il serait long et compliqué de trouver un autre site  pour ce genre d’installation et surtout de transporter tout ce matériel de façon sécuritaire.
Une autre session d’information, pour renseigner plus spécifiquement les villégiateurs du Pontiac, est prévue à Sheenboro pour le 25 juillet.
Une période de consultation plus longue
À la suite de plaintes, le période de consultation sur l’Étude d’impact environnemental du projet a été allongée afin de donner le temps de traduire en français le document de 900 pages.
                           (Tr. LT)