Il faut que cessent les coupures en éducation

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Au cours de sa tournée dans le Pontiac, Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement s’est arrêtée à l’école L’Envolée. Sur la photo, de gauche à droite : Mélanie Lasalle, Françoise Corriveau, Suzanne Cuddhy, Pierre Croteau et Josée Scalabrini. (André Macron)

André Macron

CAMPBELL’S BAY, le 10 octobre 2013 – Dans le cadre du concours « Prof, ma fierté », Josée Scalabrini, présidente des 60 000 membres de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), nouvellement en fonction depuis le 1er juillet 2013, accompagnée de Pierre Croteau, président du syndicat du personnel de l’enseignement des Hautes-Rivières (SPEHR), étaient, le 10 octobre dernier, en visite dans le Pontiac, une des étapes de leur tournée générale du Québec.
« Ces quinze dernières années, les enseignantes et enseignants ont dû faire face à des défis de taille. De nombreux changements ont eu lieu : modification de nombreux programmes, réforme… au cours desquels, les traitant comme de simples exécutants, on n’a pas toujours profité pleinement de leur expertise », déclarait Mme Scalabrini qui compte participer ainsi à ce mouvement de valorisation de la profession enseignante.
Selon la présidente du syndicat, cela fait des années que l’on effectue des coupures et aujourd’hui, les commissions scolaires se retrouvent sous la loupe du gouvernement. Si l’on est loin de leur totale abolition, il y a certainement des améliorations à apporter pour que l’argent qui part de Québec aille directement dans les classes. Les enseignants ne sont plus capables d’aider à la réussite de l’ensemble des élèves, dont certains en plus grande difficulté, s’ils ne bénéficient pas des ressources  nécessaires pour  appuyer leurs démarches. « Un réinvestissement en éducation est nécessaire. S’il y a un réaménagement à faire au niveau des commissions scolaires, on peut y réfléchir, mais ne faisons pas pour autant payer les étudiants », de dire Mme Scalabrini.
À l’heure actuelle, c’est sur le plancher que le financement manque et c’est donc là, selon la présidente, qu’il faut investir en priorité. En faisant de l’enseignement une priorité politique, on sauvera de l’argent en santé puisque les gens éduqués seront mieux à même de s’occuper d’eux-mêmes, avec des revenus décents qui leur permettront en plus de faire tourner l’économie. « En ce moment, l’accent semble avoir été mis sur les tâches administratives plutôt que d’avoir privilégié l’aspect humain », devait conclure Josée Scalabrini.
Au cours de sa tournée, Mme Scalabrini cherchait aussi à s’alimenter directement à la source afin de mieux saisir les préoccupations et les nombreuses difficultés auxquelles ses membres sont confrontés quotidiennement. Mieux connaître leur réalité, souvent différente de celle des grands centres urbains, revêtait pour elle une grande importance, de même pour ceux qu’elle a rencontrés sur sa route et qui comptent maintenant sur elle pour véhiculer auprès du ministère de l’Éducation et autres instances ce qu’elles vivent sur le    terrain.