Dérive sur les médias sociaux

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Aux vues de certains événements qui se sont déroulés dernièrement dans le Pontiac, il m’a semblé intéressant de revenir sur le sujet afin de polir quelque peu la polémique et surtout de comprendre le pourquoi de tels agissements.

Aux vues de certains événements qui se sont déroulés dernièrement dans le Pontiac, il m’a semblé intéressant de revenir sur le sujet afin de polir quelque peu la polémique et surtout de comprendre le pourquoi de tels agissements. Comme vous avez pu le lire tout récemment dans les pages du Journal du Pontiac, il y a eu des propos tenus par des citoyens sur les réseaux sociaux qui portaient atteinte à la réputation d’élus municipaux du Pontiac et qui, pour certains, tenaient de pure diffamation.
Ce n’est pas la première fois que cela se produit au Québec et il semble qu’effectivement cette fâcheuse habitude ait atteint les limites du Pontiac. En 2015, le phénomène explose, les mairesses de Chelsea et de St-Mathias- sur-Richelieu en sont victimes.  L’UMQ (L’Union des Municipalités du Québec) pense à offrir un service de protection juridique à ses élus pour qu’ils puissent se défendre
notamment lorsque leur réputation est entachée sur les réseaux sociaux. Jusqu’à aujourd’hui, les municipalités ne peuvent défendre leur élus que sur des responsabilités quand ceux-ci sont poursuivis, mais pas dans le cas d’une atteinte à leur réputation. Une centaine d’élus du Québec ont dit être intéressés par ce dispositif qui leur permettrait d’avoir  la conscience tranquille et un moyen de dissuasion auprès de ceux qui se montreraient enclins à utiliser les réseaux sociaux abusivement.
Tout le monde dénonce l’intimidation à l’école, mais pourtant cela ne semble pas déranger certains de déchaîner leur haine sur Facebook ou Twitter. Ne faudrait-il pas étendre l’action des modérateurs ou trouver un système qui s’opposerait efficacement à tout propos considéré comme haineux? C’est bel et bien une jungle que ce nouveau monde cybertech et il sera très difficile d’y faire appliquer des règles d’éthique. Dans cette surenchère du toujours plus rapide, chacun peut devenir bourreau et procureur sur l’autel du sensationnel.
Arnaud de la Salle