Centralisme provincial- logique dangereuse

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Le gouvernement provincial est parti en croisade pour atteindre le « déficit zéro » et il semble que ce soit devenu un objectif obsessionnel pour celui-ci. En effet, il apparaît que tout soit mis en œuvre pour y parvenir coûte que coûte. On coupe à tout va partout où il y a des économies à  faire.

Le gouvernement provincial est parti en croisade pour atteindre le « déficit zéro » et il semble que ce soit devenu un objectif obsessionnel pour celui-ci. En effet, il apparaît que tout soit mis en œuvre pour y parvenir coûte que coûte. On coupe à tout va partout où il y a des économies à  faire. On réfléchira ensuite à ce que l’on fera. Je caricature juste un peu le mode opératoire qu’il a décidé d’utiliser, mais je ne suis pas très loin de la vérité. Pas le temps de consulter qui que ce soit, nous sommes des experts et nous savons ce que nous faisons, c’est pour cela que les Québécois nous ont élus nous assurent-ils.
Quand la décision de supprimer une institution a été prise hâtivement sans penser aux implications de terrain, aux problématiques locales et aux citoyens, l’étape suivante est de rassurer tout le monde en rattachant cela à un pouvoir central existant pour dire que rien ne sera différent. Le centralisme est né de cet excès de zèle et d’orgueil de penser qu’on est toujours plus compétent dans les cercles du pouvoir que ceux
confrontés  à la réalité quotidienne des situations réelles. Ceci est une erreur mainte fois démontrée historiquement.
Le Canada est un exemple de réussite d’état décentralisé où le fédéral délègue aux provinces de nombreux pouvoirs. Si cela fonctionne dans ce sens la, il serait étonnant  de voir les provinces faire
l’inverse avec succès. Nos régions ont
fait la démonstration qu’une gestion
décentralisée pouvait être un atout et un modèle à suivre, car les budgets sont équilibrés pour la plupart; prenez le cas de la santé par exemple. Malgré cela, on décide de couper et de centraliser de façon dogmatique.
Le gouvernement semble bien sûr
de lui. Toutefois il n’est pas difficile de constater les exemples de ravages que
le centralisme a pu provoquer dans
diverses sociétés. L’exemple le plus récent étant celui de la Grèce au sein
de l’Union européenne.

Arnaud de la Salle