200 000$ pour le contrôle des moustiques?

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Lionel Tessier


Lionel Tessier

MANSFIELD – Une cinquantaine de personnes s’étaient rendues à  l’auditorium de l’école Sieur-de-Coulonge, le 3 septembre dernier, pour assister à la présentation de la compagnie GDG environnement de Trois-Rivières, qui se spécialise dans le contrôle des insectes piqueurs (moustiques). M. Richard Vadeboncoeur représentait la compagnie et il avait été invité par un groupe de citoyens (Rosalie Boucher, Benoît Paré, Anne Majeau et Frank Doyle).
Dans un premier temps, il a précisé que le produit que sa compagnie utilise, le Bti (Bacillus thuriengiensis israelensis), est utilisé depuis plus de 30 ans et qu’il est le seul approuvé par le ministère de l’Environnement.  GDG environnement applique ses programmes de contrôle des moustiques dans de nombreuses          municipalités en Ontario et au Québec, dont Montréal, Mont-Tremblant, Gatineau et plusieurs municipalités plus petites.
M. Vadeboncoeur a expliqué   comment est appliqué le programme de contrôle.  Tout d’abord, la compagnie fait une étude des lieux à traiter et établit un plan d’intervention, selon les exigences (devis) de la municipalité.  Ensuite, dès le printemps, une équipe s’installe dans la municipalité et répand le Bti au besoin, à mesures que les insectes commencent à pondre leurs oeufs.  Le Bti ne tue pas les maringouins et les mouches noires, mais il détruit le système digestif des larves de moustiques présentes dans l’eau et ainsi les moustiques ne peuvent pas se reproduire.  La compagnie garantit une réduction d’au moins 80% des maringouins et mouches noires dans les secteurs qui sont traités (avec un taux moyen de succès de 90% à 95% dans l’ensemble des municipalités).
M. Vadeboncoeur a aussi expliqué que le Bti ne détruit aucun autre insecte que les maringouins et les mouches noires et que ni les oiseaux, ni les chauves-souris, ni les libellules ne sont affectés par la disparition des maringouins.
Finalement, M. Vadeboncoeur a insisté sur les nombreux avantages du contrôle des moustiques: amélioration du confort des citoyens, mais aussi augmentation de la valeur des propriétés, augmentation des activités extérieures, amélioration des          conditions de développement économique…
Il a de plus précisé que des emplois seraient créés dans le municipalités de Mansfield et de Fort-Coulonge, car la compagnie GDG emploie des gens de la région du printemps qu’à l’automne pour  appliquer son programme de contrôle des moustiques.
En réponse aux questions des   participants à la rencontre, M. Vadeboncoeur a estimé que, pour traiter efficacement les endroits les plus peuplés des deux municipalités, la facture s’élèverait probablement à 200 000$, ce qui représente environ 200$ par domicile si on calcule       environ 1 000 résidences.  Cependant, dans certains cas, la Municipalité paie une partie de la facture, car le traitement protège aussi les endroits publics (parcs, champs de balle…).
C’est le conseil de chacune des municipalités qui détermine quels secteurs seraient protégés, mais le plan présenté par la compagnie prévoit que tout le village de Fort-Coulonge ainsi que la municipalité urbaine de Mansfield (incluant Davidson) feraient partie du       traitement.
On prévoit que la décision d’engager cette dépense considérable sera soumise à un vote populaire (référendum) à l’occasion des élections municipales du 3 novembre prochain.