Une mère en appelle au CISSSO Conséquences désastreuses de la fermeture du Pavillon du Parc

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Allyson Beauregard


Allyson Beauregard

Au cours d’une visite à Shawville en décembre dernier, Brenda Godin, qui habite maintenant au Témiscamingue, a appris une nouvelle qui l’a réellement touchée quand quelqu’un, dans un restaurant local, lui a demandé comment sa fille Angèle, qui est résidente du Pavillon du Parc, réagissait à l’annonce de la fermeture possible du Pavillon.
«  Je n’avais aucune idée de ce qui se passait  ». Ses recherches de renseignements ont commencé par les employés du Pavillon du Parc. «  Ils n’avaient pas grand-chose à dire et m’ont suggéré de lire les journaux locaux  », se rappelle-t-elle.
Ses appels auprès des personnes qui auraient pu lui fournir des informations sur le sort de sa fille sont restés sans réponses parce que c’était la période des vacances des Fêtes. «  J’ai passé les vacances très inquiète, sans savoir quel sort attendait ma fille  », déclarait-elle au Journal.
Elle a finalement réussi à entrer en contact avec Jean Dansereau, coordonnateur des programmes au CISSSO, à son retour au travail la deuxième semaine de janvier, mais même lui n’était pas en mesure de confirmer si le Pavillon fermerait
ses portes et ce qu’il adviendrait des résidents.
Le député provincial de Pontiac, André Fortin, a expliqué que les résidences de la province sont en train de subir des transformations «  afin de mieux adapter leurs services aux besoins de la clientèle  ». Mais il ne pouvait pas confirmer l’avenir du Pavillon du Parc, car cela dépend des résultats des évaluations que les CISSS sont en train de mener avec chacun des résidents à la grandeur de la province. 
Mme Godin ne sait pas si l’évaluation des besoins de sa fille a déjà été faite ou quand elle va avoir lieu Selon M. Danserau, la résidence Thompson cessera d’exister comme Pavillon du Parc entre août et décembre 2017. Elle pourrait devenir un résidence de longue durée gérée par un organisme sans but lucratif. Le
CISSSO superviserait ses opérations sans toutefois être impliqué directement dans ses opérations. « Les personnes qui vivent actuellement dans cette résidence ont besoin de soins plus spécialisés. Nous ne disposons pas des ressources nécessaires localement, alors nous suggérons qu’elles soient relocalisés à Gatineau (où ces services sont disponibles). » Quant aux personnes employées présentement à la résidence Thompson, ils seront employés ailleurs dans le système de santé.
Brenda craint que sa fille soit déracinée du seul chez eux qu’elle a connu au cours des 17 dernières années et cela nuit à sa santé  :  «  Je suis encore dans le brouillard. C’était très difficile émotivement. J’ai de la difficulté à dormir et j’y pense tout le temps. Je ne veux pas que ma fille soit forcée de quitter sa résidence  »,
insistait-elle.              (TR. LT)
Elle a fait parvenir la lettre suivante au Journal:

Cri du coeur d’une
mère inquiète

Je suis la mère d’Angèle Pieschke. Dès sa naissance, elle a été diagnostiquée
«  microcéphale  ». Son cerveau ne s’est pas développé, alors elle a une déficience intellectuelle profonde, ce qui veut dire qu’elle aura besoin de soins toute sa vie.
Depuis le 23 décembre 2016, je suis en attente pour savoir si la ‘Résidence Thompson’ fermera oui ou non. Angèle sera peut-être relogée en ville dans une RAC (résidence temporaire) pendant sa réadaption et pour plus tard être transférée dans une RNI (famille d’accueil).
Les employés ne savent pas non plus où ils vont se faire relocaliser dans la nouvelle restructuration ‘Vision Urbaine’. Ils attendent sans parler, de peur de perdre leur job.
Voyons donc, nos enfants ne sont pas des animaux qu’on change de cage, ni des numéros. Assez, c’est assez!
Nous avons un hôpital avec les services et les locaux nécessaires. Je suis choquée  : nous ne sommes pas des incompétents. Donnez aux employés les outils et faites venir les spécialistes dans notre hôpital ou résidence pour donner des services adéquats à Shawville. Pourquoi la clientèle doit partir en ville?
Je veux que ma fille reste dans la résidence où elle demeure depuis l’âge de 18 ans  ; elle a 33 ans maintenant. C’est sa famille, son chez eux, sa routine, son environnement. Elle est connue, aimée des gens qu’elle côtoie depuis son adolescence.
Elle peut aller à des rendez-vous en ville pour sa réadaptation. Nous avons un transport adapté. Pourquoi tout déménager en ville: nos services, nos employés et nos jobs?
M. Dansereau et son équipe, je vous demande de garder cette résidence ouverte pour la stabilité et la routine de la clientèle dans leur milieu de vie quotidien.
Brenda Godin