Un quatrième maire en moins de 4 ans

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Francois Carrier


Francois Carrier

ILE-DU-GRAND-CALUMET – C’est Jean-Louis Corriveau qui a été le «choix» des membres du conseil municipal pour succéder au maire démissionnaire Pierre Fréchette le 2 juin dernier. En plus de Pierre Féchette, cette municipalité a aussi vu Paul-Émile Maleau et Irène Nadeau céder leur place depuis
l’élection de 2013. « La procédure nous demande de faire notre choix autour de la table du conseil étant donné le nombre de mois qui nous sépare de l’élection générale » a expliqué Corriveau lors de la rencontre du conseil le 5 juin dernier.
Une facture à l’origine du départ de Fréchette?
Lors de la rencontre du 5 juin, les membres du conseil ont préféré limiter les explications sur le départ du maire, mais Corriveau a d’abord lu sa lettre de démission. « J’ai démissionné en réponse à une demande insistante de passer l’éponge sur une situation allant à l’encontre d’obligations stipulées dans un contrat. Nul citoyen ou conseiller ne doit bénéficier d’un traitement faveur », a écrit M. Fréchette. Après quelques questions insistantes du public, M. Corriveau a donnél’explication suivante: «Il y a eu une bagarre à notre centre communautaire lors d’une soirée impliquant des membres de la brigade d’incendie. Dans l’incident, il y a eu un bris et le maire démissionnaire a décidé de faire une facture sans passer par la direction générale. On ne pouvait soutenir ça, ce ne sont pas des procédures normales », a affirmé M. Corriveau. « On a toujours voulu travailler avec Pierre même si on n’était pas toujours d’accord», dit le conseiller Réjean Meilleur.
Des frustrations
Malgré les explications, les questions du public lors de la rencontre du 5 juin ont laissé entrevoir beaucoup de frustrations. Des gens du public, des employés et même certains élus semblent de plus en plus exaspérés par la situation.
 Les routes ont retenu l’attention et un employé au vocabulaire coloré mêlé à quelques jurons s’est avancé pour essentiellement se dire tanné d’être blâmé pour la qualité des routes. La séance de questions  a duré plus d’une heure.
Une question d’organisation ou un manque de communication?
Lors du conseil du 5 juin, il a aussi été question du plan de protection qui assure en cas d’urgence, comme les inondations des dernières semaines, une liste de personnes ou entreprises ressources à joindre au besoin. « Trois des cinq noms sur la liste sont morts et les deux autres sont disparus », s’est exclamé le conseiller Meilleur. Fait aussi surprenant, les conseillers n’avaient pas les informations à savoir avec quelle autre municipalité l’Île-du-Grand-Calumet avait des ententes concernant les services d’incendie. Plus d’une semaine après cette rencontre, Meilleur se disait plus optimiste: « Je commence à avoir des réponses, ça débloque », expliquait-il.  
La fin de la malédiction?
En plus de trois maires durant le présent mandat, le conseiller Jonathan Pagé a remis sa démission en plus du départ de l’ancien directeur Jacques Mantha. «C’est un purgatoire être un élu municipal, impossible de plaire à tout le monde », confiait M. Meilleur. On s’est aussi assuré, du côté de la municipalité, de consulter régulièrement le ministère des Affaires municipales pour des avis légaux. Lors de l’élection de 2013, seulement deux postes de conseillers avaient passé par un processus d’élection (Richard La Salle et Émilie La Salle). Tous les autres (5) avaient été élus par acclamation.