Un an après l’élection à la préfecture: quel est le bilan?

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Francois Carrier
Éditorialiste Invité
Guest Editorialist

Il y a un an, le Pontiac vivait des

Francois Carrier
Éditorialiste Invité
Guest Editorialist

Il y a un an, le Pontiac vivait des
élections municipales historiques avec l’arrivée d’une première préfète élue au suffrage universelle.  Un an plus tard, quelle analyse et bilan peut-on faire? C’est encore tôt, mais intéressant de suivre l’évolution de ce changement. Voici une analyse personnelle de ce qui m’a marqué dans la plus récente année.
Je crois qu’on peut s’entendre pour dire qu’il s’agit d’une fonction difficile. Contrairement à un député, la préfète n’a pas de collègue du même parti et n’a pas d’employé dévoué à son bureau. L’entourage demeure essentiel pour une personne accédant à un poste de député. À la MRC, les employés sont les ressources de la MRC et non de la préfète. C’est une nuance importante.
Jane Toller a voulu se rapprocher des citoyens. Le tout s’est traduit par des gestes, tel que de changer l’horaire des rencontres publiques pour que les citoyens puissent y assister plus facilement et entente avec des membres des Premières Nations concernant le respect d’un logo au bureau de la SAAQ. Il y aussi eu le dévoilement de la plaque historique de la MRC, qui s’est retourné contre elle puisque la plaque était uniquement en anglais et ne respectait pas les lois en vigueur. Notons aussi la tenue de plusieurs rencontres avec les citoyens. Lors de ses présentations, la préfète était habituellement seule ou accompagnée par une seule employée. Jane Toller apportait son propre équipement et il n’y avait pas réellement de communications de la part de la MRC par la suite. Je me souviens
de la rencontre qui s’est déroulée à l’Isle-aux-Allumettes. Madame Toller avait apporté les biscuits, le café et gérait également la salle. Dans les plus récentes semaines, Jane Toller a eu des moments parfois compliqués. Trop souvent, celle-ci se retrouve à devoir répondre aux médias ou aux critiques. C’est normal, mais c’est arrivé trop souvent. Il y a eu des réactions d’intervenants du milieu, mais aucun politicien n’est venu de manière significative prendre sa part. Est-ce que c’est parce qu’elle n’a pas réussi à se faire d’alliés ou une résistance interne? Je cherche la réponse.
Entre novembre 2016 et octobre 2017, la section “Nouvelle” du site Internet de
la MRC de Pontiac comptait environ 57 communications. Cette année, j’en ai compté moins de la moitié. L’arrivée prévue d’une ressource en communication à la MRC est à mon avis urgente. Mon bilan est simple: les idées y sont, mais les ressources et les appuis sont encore trop peu nombreux. Le budget qui sera dévoilé sous peu nous en dira beaucoup sur les prochaines décisions.