Trois souhaits pour l’été

0
19

Francois Carrier
Éditorialiste Invité
Guest Editorialist


Francois Carrier
Éditorialiste Invité
Guest Editorialist

Les vacances d’été sont habituellement pour moi l’occasion de réfléchir à ce qu’on souhaite réaliser ou ce qu’on aimerait voir se produire en vue de la rentrée d’automne. Voici trois souhaits, pour le Pontiac, qui pourraient à mon avis faire une différence.
Mon premier souhait est de voir des personnes de qualité déposer leur candidature en vue des élections municipales de novembre prochain. Nous avons besoin de profils intéressants, de compétences diverses, de diversité et d’ouverture au sein de nos conseils municipaux. Je crois sincèrement que le consensus, avec tous les défis que ça représente, est la meilleure façon de fonctionner. Pour ce faire, il faudra compter sur des candidats motivés
et engagés, mais aussi sur des citoyens renseignés. Nous avons les politiciens qu’on mérite. Trop souvent j’ai entendu des politiciens réagir sur des dossiers en retard. Peu importe notre village de résidence, on est tous interpelé par un compte de taxe ou par certains services municipaux. Dans quelques semaines, ce sera l’occasion de faire une différence, en espérant que cette prochaine campagne puisse être inspirante.
Je souhaite aussi que l’Hôpital du Pontiac puisse redevenir une source de fierté. Ce que j’espère, c’est que le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais, nous présente son plan pour offrir à nouveau les services d’obstétrique, tel qu’annoncé dans le passé. Les dirigeants du CISSS de l’Outaouais ont une belle occasion de démontrer aux gens du Pontiac qu’ils font partie de leurs préoccupations.
Finalement, j’espère que le dynamisme actuel dans le domaine économique puisse demeurer et même s’intensifier. C’est dans la durée qu’on peut véritablement mesurer le succès d’une entreprise et d’une région. Récemment, on peut se réjouir des investissements futurs de Desjardins dans leur siège social, de la croissance d’une entreprise comme Greenhill, des projets tels qu’une future fromagerie, de nouvelles entreprises dans le domaine de la restauration, du tourisme, etc. Par contre, pour continuer cette croissance, ça prend des entreprises solides qui sauront se démarquer sur plusieurs années, des plans de développements dans les différentes municipalités et de la main d’œuvre.
En discutant avec le propriétaire de l’entreprise Greenhill, Joël Boisvert, celui-ci
m’expliquait que le manque de main d’œuvre était le principal frein à la croissance de l’entreprise. Lors d’une séance d’information à l’université, l’ancien premier ministre Bernard Landry m’avait dit que c’est dans la reconnaissance et
la complémentarité entre les entreprises et différents intervenants d’une même
région qu’on bâtit une économie forte. Dans le cas qui nous concerne, nos centres de formation pourraient trouver des solutions. Nous avons connu assez de temps difficile, il serait aberrant d’être arrêtés par le manque de travailleur. Profitons des vacances et de l’amélioration de la situation pandémique, mais réfléchissons durant l’été à ce qu’on pourrait améliorer dans quelques semaines.