Pour un Pontiac dynamique

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Domanique Bowmans
Éditorialiste Invitée
Guest Editorialist


Domanique Bowmans
Éditorialiste Invitée
Guest Editorialist

Il m’arrive assez souvent de me faire accoster dans la rue. Non pas que je sois célèbre, mais si vous êtes professeur et que vous vous promenez dans le Pontiac, il est clair que vos élèves, présents et anciens, vous reconnaissent. Il y a même de grandes chances, si vous ne les avez pas trop fait souffrir à l’école, qu’ils vous disent bonjour.
Cela étant dit, alors que j’ai de petites habitudes et qu’il m’arrive de croiser certains élèves plus souvent que d’autres, c’est toujours un grand plaisir pour moi de les voir évoluer dans la vie, de découvrir les adultes qu’ils sont, les familles qu’ils créent, les rêves qu’ils accomplissent, les emplois qu’ils occupent, de me souvenir de ce qu’ils étaient et d’entendre ce qu’ils deviennent.
Même pour les plus tannants, pour ceux à qui j’ai donné du fil à retordre ou qui m’en ont donné, surtout pour ceux-là peut-être, parce que je m’inquiétais parfois un peu plus de leur sort, j’apprécie entendre l’histoire de leur vie jusqu’ici, voir leurs yeux s’allumer en me racontant ce qu’ils ont déjà réalisé.
L’autre jour, alors que je me rendais à l’hôpital et que j’étais assise à l’enregistrement, il m’a fallu un certain temps pour reconnaître Tania Belisle de l’autre côté de la vitre, en couple avec un autre de mes élèves, Jacob Jewell. Je faisais ainsi d’une pierre deux coups et j’obtenais des nouvelles de ces deux tourtereaux.
Je n’ai pas non plus reconnu la grosse voix de Curtis Mousseau qui m’appelait pour faire mes examens et oui, c’est lui qui faisait ma
prise de sang. Je peux vous assurer qu’à ce moment-là, j’espérais bien avoir été super fine avec lui. Ensuite, alors qu’après m’être fait piquer, je me disais qu’une petite gâterie s’imposait, c’est Janik Bélair que j’ai rencontrée à la boulangerie. Et plus tard, je devais rencontrer Mélanie Boisvert, elle aussi, en couple avec un autre de mes anciens élèves, Benjamin Sauriol, et elle aussi avait tout un morceau de vie à me compter.
Le 27 mai dernier, le député fédéral Will Amos avait convoqué plusieurs organismes de la région concernant le programme d’emplois d’été étudiants attribués à des organismes et à des municipalités du Pontiac (programme Emploi été Canada, 80 emplois et un budget de 720 000 $). Je crois que ce programme-là est essentiel pour notre région pour donner les possibilités aux jeunes de gagner leur expérience dans le Pontiac et pour ensuite, leur offrir des emplois qui leur permettront de s’installer ici.
Je pourrais vous citer les noms de nombreux jeunes que je connais et qui travaillent aujourd’hui dans le Pontiac, que ce soit comme étudiants ou comme employés réguliers.
Je pourrais surtout vous donner le nom de nombreux jeunes qui souhaitent venir travailler et s’installer dans le Pontiac. Comme le disait Will Amos, sans aucune partisannerie politique, offrir un emploi à ces jeunes, c’est aussi redynamiser nos régions.