Personnel inquiet et sous pression au CISSSO

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À cause du manque de personnel au CISSSO, la situation devient insoutenable pour les salarié-es en poste.

À cause du manque de personnel au CISSSO, la situation devient insoutenable pour les salarié-es en poste. Par exemple, il y a selon nos statistiques, 356 postes des préposé-es aux bénéficiaires (PAB) non comblés sur l’ensemble du territoire de l’Outaouais, d’où tout le défi d’assurer les soins et services à la population, de façon sécuritaire, en particulier pour les résidentes et les résidents des CHSLD de l’Outaouais en ces temps difficiles. Dans ce contexte, le Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais – CSN lance une campagne pour réunir les appuis régionaux à l’égard des travailleuses et des travailleurs qui sont justement en négociation avec le gouvernement du Québec pour rehausser les salaires et améliorer les conditions de travail.
Nous dénoncions déjà le manque de personnel bien avant la crise de la COVID-19. C’est maintenant complètement intenable comme situation. Nous ne sommes pas surpris des énormes difficultés pour les établissements à attirer la relève compte tenu des conditions de travail actuelles ainsi que des salaires beaucoup trop bas. C’est vrai pour les PAB, mais également vrai pour de nombreux autres titres d’emploi. Le gouvernement ne pourra pas régler ces problèmes-là simplement en répétant en point de presse qu’il veut augmenter les préposé-es aux bénéficiaires. Il faudra qu’il démontre une réelle volonté d’y parvenir, à une table de négociation. L’Institut de la statistique du Québec démontre, année après année, que les salaires du secteur public sont moins élevés que ceux versés par les autres employeurs québécois, et ce, sans parler des salaires versés dans le secteur public chez nos voisins ontariens. »
Les primes de 4 à 8 % versées au personnel qui combat la COVID-19 au
quotidien sont insuffisantes et inéquitables. Insuffisantes, car elle représente, pour une ou un PAB en CHSLD au sommet de l’échelle, une prime temporaire de 1,79 $ l’heure travaillée, ce qui ne permet même pas de porter la rémunération réelle à 25 $ l’heure. En outre, elle génère des iniquités, car, dans un même établissement où deux personnes font à peu près le même travail, l’une recevra 4 % et l’autre 8 %. La CSN demande que la prime soit un montant fixe de 3 $ l’heure et de 4 $ l’heure pour celles et ceux qui donnent davantage de disponibilités. Une prime en montant fixe a pour effet de reconnaître que la contribution de chaque travailleuse est importante pour gagner la bataille contre la COVID-19.

Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais – CSN
GATINEAU