Municipalité de Pontiac Allégations de harcèlement et procédure

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Arnaud de la Salle


Arnaud de la Salle

Pontiac – Dans notre dernière édition du Journal du Pontiac, le maire Roger Larose se défendait de récupérer des casseroles juridiques que l’administration McCann lui avait léguées. Son responsable en communication, M. Dominic Labrie, affirmait que les dépenses juridiques de la Municipalité ne concernaient que des prévisions pour les négociations des conventions collectives et que des dossiers étaient en cours de résolution à
l’amiable.
Il se trouve que le Journal a été contacté par plusieurs personnes qui ont contredit les affirmations avancées par la Municipalité.
Tout d’abord, M. Alain Larose nous a affirmé que son contentieux avec celle-ci n’était nullement fini et qu’il n’y avait pas eu de discussions qui auraient pu déboucher sur une entente à l’amiable: “Bien au contraire, a-t-il ajouté. Ils ont mis fin à mon contrat d’emploi au sein de l’écocentre, donc aujourd’hui, j’ai perdu mon emploi. »
De plus, deux employées de la Mnicipalité qui préfèrent garder l’anonymat ont confessé au Journal avoir été victimes d’harcèlement et ont été contraintes de quitter leur poste pour raison médicale liées à cette situation de harcèlement. Une procédure juridique avec audience de témoins a été justement tenue au tribunal de Gatineau les 20 et 21 janvier.
Une plaignante qui ne bénéficie
d’aucune protection syndicale en raison de son poste de niveau exécutif a dû
entreprendre les poursuites elle-même et dit avoir été littéralement chassée de son poste par les pressions exercées sur elles par l’administration municipale.
La seconde plaignante, membre du
syndicat, a reçu l’assistance de celui-ci pour mener la bataille juridique contre la Municipalité, la procédure est en cours. Elle aussi a perdu toute activité et se retrouve sans emploi car la Municipalité a refusé de lui redonner son poste après
son congé.
Le Journal du Pontiac a souhaité joindre les responsables de la Municipalité afin de corroborer ces faits. La Municipalité a souhaité clarifier le fait qu’elle menait une action en justice contre M. Eddie Mc Cann et non l’inverse et ne contestait pas l’existence des 2 procédures en cours menées par les employées congédiées. Elle réitère l’affirmation que ce sont des dossiers de ressources humaines léguées par la précédente administration qu’il fallait résoudre et qui ont malheureusement engendré du ressentiment qui a nourri un désir de revanche pour les plaignantes. Dans
l’affaire Alain Larose, il semble n’y avoir désaccord que sur le volet de l’écocentre, la Municipalité désire lier les 2 dossiers et trouver une entente globale alors que M. Alain Larose n’entend pas négocier une entente globale. Affaire à suivre…