Les oiseaux suivent les courants chauds

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André Macron

À toi, Nancy, qui m’aura permis d’apprendre tant de choses !


André Macron

À toi, Nancy, qui m’aura permis d’apprendre tant de choses !

Le cœur a ses raisons, mais la raison n’a pas toujours de cœur. Dans un monde souvent calculateur où rationalité rime avec efficacité, il arrive parfois que l’on manque un peu d’humanité. Beaucoup d’entre nous ont un idéal caché qui, à bien des égards, est loin de leur réalité. En réalité, il faut être fort pour livrer la marchandise dans un monde qui manque souvent de courtoisie et d’esprit chevaleresque… Il faut être fort ou il faut avoir des   amis !
Il y a quelques années de cela maintenant, l’opportunité m’était donnée de travailler pour le Journal du Pontiac. Je joignais donc les rangs d’une équipe déjà bien rôdée aux aléas de la publication. Novice en la matière, il me fallait tout apprendre de A à Z : des étapes les plus élémentaires de la rédaction journalistique aux principes éthiques de la profession, en passant par la sacro-sainte informatique sans laquelle rien ne se fait plus aujourd’hui… Je n’aurais pas pu franchir les étapes de ce long apprentissage seul.
 Nous passons beaucoup de temps à travailler et nous passons souvent trop de temps, dans nos milieux professionnels, à nous critiquer, mais quand vient le temps du changement, quand vient le temps de partir pour l’un ou pour l’autre, un léger pincement se fait sentir et si l’on n’en comprend pas toujours les raisons, c’est ce lien profond qui nous unit à l’autre qui en est la cause plus que toute autre chose… ce lien d’amitié.
Heureusement pour moi, j’ai trouvé, tout au long du chemin, quelques mains tendues et quelques conseils judicieux. J’ai travaillé avec Nancy. Teintée d’une douce rivalité, l’amitié prend souvent des formes détournées. Il n’est pas toujours facile d’atteindre ce juste équilibre qui fait qu’au cœur de la dualité l’on puisse se respecter et s’apprécier. Au Journal du Pontiac, je pense pourtant l’avoir trouvé.
Je sais, Nancy… Comme les oiseaux migrateurs, tu vas profiter ailleurs de la saison chaude, mais tu te souviendras toujours de ton chez-toi, de ce journal dans lequel tu as mis tant de cœur et tu ne nous quittes que pour mieux revenir. Je te souhaite tout le meilleur pour ce qui est à venir et je te remercie parce qu’avec toi, j’ai beaucoup appris. Aujourd’hui, je ressens ce léger pincement et si la raison ne le justifie pas, mon cœur, lui, sait… En toute amitié, à toi Nancy !