Les médecins du Pontiac

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Arnaud de la Salle


Arnaud de la Salle

Le Journal du Pontiac a rencontré un médecin nouvellement installé dans le Pontiac. Le docteur Ulrich Ifoko a répondu à nos questions. Il est arrivé dans le Pontiac depuis décembre dernier. Originaire du Congo, il est au Canada depuis 2007 afin de finir sa résidence en médecine. Avec une expérience de médecin de famille acquise au Congo et en France, il voulait obtenir une spécialisation en milieu hospitalier. Il a voulu continuer des études de médecine ici au Canada parce qu’il était plus facile de les suivre en français et Montréal représentait un lieu d’accueil idéal car il y possédait de la famille. Le domaine qu’il recherchait à approfondir était celui des urgences hospitalières.
Pourquoi avoir
choisi le Pontiac?
Pour le docteur Ifoko, le Pontiac a présenté toutes les conditions qu’il cherchait en terme de médecine hospitalière, et en plus la région lui a beaucoup plu lors de sa visite-découverte pendant sa résidence. « On peut faire dans le Pontiac beaucoup d’activités de plein air en toutes saisons », a-t-il souligné.
Il exerce donc à l’hôpital de Shawville, aux urgences et consulte au CLSC de Fort Coulonge. Il entrevoit son avenir ici car il considère que la pratique médicale en région permet aux médecins d’acquérir beaucoup de connaissances dans des domaines plus variés et donc il envisage de passer de longues années dans le Pontiac. Il a toutefois émis des inquiétudes quant aux réformes qui sont imposées au système de santé local, en évoquant les complications qu’un système de gestion centralisée fait subir aux structures de santé notamment en matière de recrutement et de gestion efficace du personnel de santé. En ce qui concerne le manque de médecins de famille, le système de quotas proposé par le gouvernement n’est selon lui pas efficace car il va éloigner certains médecins des consultations hospitalières pour se consacrer uniquement à leur clientèle de quotas.
« On pourrait mettre en place une formule de clinique proposant une visite annuelle de contrôle pour toutes les personnes en très bonne santé, ce qui libérerait beaucoup de places chez les médecins de famille pour les patients qui nécessitent un suivi répété », a-t-il ajouté. « Il y a des solutions possibles que l’on peut trouver dans la concertation mais pour cela il faut des consultations entre le gouvernement et le monde médical. Malheu-        reusement, dans l’état actuel des choses, le gouvernement travaille seul sans nous consulter, c’est dommage, » a-t-il conclu.