La Municipalité favorise les promoteurs?

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Il y a 18 mois, les candidats aux élections municipales nous promettaient d’être transparents, responsables et de consulter

Il y a 18 mois, les candidats aux élections municipales nous promettaient d’être transparents, responsables et de consulter
la population sur une vision et un plan stratégique pour le développement économique et social de notre communauté, tout en protégeant l’environnement et en sauvegardant le caractère rural de notre communauté.
Nous n’avons pas encore d’information sur la vision du conseil municipal, mais nous pouvons voir des indices inquiétants. Récemment, le conseil a voté pour
soumettre une requête à la MRC des Collines pour permettre un changement de zonage d’un secteur agricole dans le prochain plan d’urbanisme. Quand on lui a demandé de quel secteur il s’agissait, le directeur général de la Municipalité a déclaré que les cartes étaient confidentielles. On nous a affirmé que la zone
agricole dans ce secteur avait déjà été
utilisée en grande partie pour des constructions résidentielles et que ces terres ne pouvaient plus être utilisées pour l’agriculture.
Les cartes ne sont pas confidentielles. On a appris que ce secteur agricole de 120 acres est situé sur le chemin Terry-Fox, entre le chemin Maple et la route 148. Il me semble qu’il s’agit d’une bonne terre agricole qui n’a pas été subdivisée en lots. Qu’est-ce que le conseil de la Municipalité nous réserve? Des recherches supplémentaires nous ont permis de constater que cette ferme avait été vendue, l’an dernier, à la compagnie Bena Construction, qui
construit des subdivisions résidentielles.
La Loi sur la protection des terres
agricoles interdit l’utilisation des terres agricoles à des fins autres que l’agriculture, pour obliger les municipalités à faire une meilleure planification de leur territoire plutôt que de permettre aux promoteurs de faire ce qu’ils veulent. On sait qu’une fois qu’un secteur est retiré du zonage agricole, le conseil et l’urbaniste peuvent dire:
« Nous ne pouvons rien faire car c’est
permis par le zonage ».  C’est ce qui est arrivé au Domaine des Chutes aux chutes de Luskville.
Je ne suis pas contre des développements qui contribuent à notre communauté, qui créent des emplois et qui aident l’économie locale. Mais un secteur
résidentiel aussi près de Gatineau
n’ajoutera rien à notre communauté.
J’imagine que, sans plan stratégique, la Municipalité de Pontiac voit une
subdivision comme une bonne source de revenues. La semaine dernière, j’ai été
avertie que, comme membre du CCU (Comité consultatif d’urbanisme), je ne pouvais pas exprimer publiquement mes opinions à propos du Domaine des Chutes. La lettre que j’ai reçue à cet effet précisait que je devais choisir entre mon rôle de membre du CCU et mon rôle de citoyenne: j’ai cru, un moment, que je venais de me réveiller en Iran.
Je peux seulement présumer que la Municipalité veut garantir au promoteur qu’un membre très vocal du CCU ne va pas déranger la réalisation de son projet. Ce n’est pas une bonne situation. Faites une promenade dans Aylmer pour constater ce qui se passe quand les intérêts des
promoteurs passent en premier. Il est trop tard pour protéger les chutes de Luskville, mais ne laissons pas disparaître une autre partie de nos terres agricoles, si proche d’une grande agglomération, au profit d’un autre étalement urbain.                   (Tr. L. T.)
Sheila McCrindle
Luskville