La dignité, la plus grande richesse du Pontiac.

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A quoi peut-on mesurer la richesse d’une population, d’une communauté
ou d’un individu? Dans le monde
moderne dans lequel nous vivons, il est indispensable aux décideurs d’évaluer le niveau de richesse de tout un chacun. Que ce soit à des fins statistiques ou bien pour connaître tout simplement le niveau de vie de chacun, il est devenu

A quoi peut-on mesurer la richesse d’une population, d’une communauté
ou d’un individu? Dans le monde
moderne dans lequel nous vivons, il est indispensable aux décideurs d’évaluer le niveau de richesse de tout un chacun. Que ce soit à des fins statistiques ou bien pour connaître tout simplement le niveau de vie de chacun, il est devenu
automatique de déterminer le revenu comme étant le seul moyen de référence.
Nous entendons tout le temps l’affirmation que le Pontiac est la plus pauvre MRC du Québec et cela résonne comme une malédiction. Il me semble important de pouvoir apporter une perspective
différente à ce grave constat et je pense qu’il faut nettement relativiser la situation. En effet, notre région, même s’il est vrai qu’elle rencontre des difficultés,  renferme des potentiels inexploités et est capable d’affronter les mutations qui sont liées à l’évolution de la société.
Certes dans les moments difficiles il est souvent agréable de savoir que l’aide extérieure est disponible et que le
gouvernement par exemple peut apporter la solution. Cependant, si cela devient une habitude, le risque est que tout le monde devienne dépendant du système. Il faut regarder en arrière et contempler les réalisations des générations qui nous ont précédés. Soyons fiers de ce qui a été bâti et persuadons-nous que de nouveaux défis seront relevés tout aussi ardus que ceux du passé mais ensemble nous pouvons y arriver.
De plus, il n’y a pas de moyens de mesurer la solidarité d’une communauté, sa dignité, sa propension à l’effort. Comment traduire comptablement la force et la volonté qui peut unir des
individus autour de projets qui leur
tiennent à cœur ? Le bonheur ne se quantifie pas et encore moins peut-il
s’acheter. La disparité de revenu que l’on associe trop souvent à pauvreté mène à une stigmatisation trop facile.
Dans les nombreuses rencontres que j’ai la chance de faire avec des personnes qui sont venues dans le Pontiac mais qui n’y résident pas, à chaque fois ils font référence à la beauté de la région et à l’authenticité et à la générosité de ses habitants.
Arnaud de la Salle