La décision finale est reportée sur la décharge nucléaire

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Peter L. Smith
et Lynne Lavery

CHALK RIVER – La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) a reporté au 1er mai 2023 la date limite pour le dépôt de renseignements supplémentaires sur le projet de dépotoir nucléaire (DSN), par la Première nation Kebaowek et Kitigan Zibi Anishinabeg, après avoir reçu la demande à la fin de l’année dernière. Les deux groupes avaient également demandé la possibilité de faire des présentations orales à la Commission. Les Premières nations Kebaowek ont déclaré : « Nous sommes un peuple de tradition orale. Une audience orale pour présenter nos mémoires montrerait que la CCSN respecte notre culture. »

Le 31 janvier, la CCSN a accepté que, « dans un esprit de réconciliation », des présentations orales puissent être faites par les nations autochtones ; elles doivent enregistrer leur intention avant le 31 mai 2023 et l’audience aura lieu le 27 juin dans la région d’Ottawa-Gatineau (à confirmer).

Présentations écrites possibles

Les autres intervenants, qui ont fait des présentations orales lors des audiences publiques de l’an dernier, ont la possibilité de soumettre des mémoires à la Commission, résumant brièvement leur position sans ajouter de nouvelles informations. Le document est limité à 5 000 mots et la date limite de soumission est fixée au 31 mai.

La CNL, en tant que promoteur du projet, doit déposer son mémoire final avant le 15 juin ; elle a droit à 30 000 mots. Une fois les observations supplémentaires reçues, la Commission décidera si d’autres précisions sont nécessaires.

La construction du NSDF est proposée sur des terres appartenant à CNL ; elle se trouve également sur le territoire non cédé du peuple algonquin Anishnabeg. Le principal problème soulevé par les Premières nations est la proximité de la rivière et les menaces pour l’écosystème local.

Les Premières Nations Anishinabeg de Kitigan Zibi ont déclaré : « Notre position est bien connue et n’a pas changé. Nous travaillons maintenant à notre soumission finale ». La Première nation Kebaowek a déclaré qu’elle appuie le « principe de précaution » et insiste pour que la CCSN adopte une approche prudente, ou pécher par excès de prudence, surtout lorsqu’il y a un degré élevé d’incertitude ou de risque.

Le projet est à l’étude depuis plus de six ans et plusieurs consultations publiques ont eu lieu l’an dernier, au cours desquelles des politiciens et des organisations locales ont exprimé leurs préoccupations concernant le projet et son emplacement, à moins d’un kilomètre de la rivière des Outaouais. CNL a accumulé des déchets sur le site au cours des 70 dernières années et doit trouver un moyen de s’en débarrasser ; elle affirme que le NSDF est la méthode la plus sûre et que cet emplacement est le meilleur.

Plus d’informations : Courriel : interventions@cnsc-ccsn.gc.ca ;
Web : http://www.nuclearsafety.gc.ca/eng/the-commission/intervention/