Faire de 2021 une meilleure année

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Francois Carrier
Éditorialiste Invité
Guest Editorialist


Francois Carrier
Éditorialiste Invité
Guest Editorialist

Enfin une nouvelle année, qui devrait apporter de nouveaux horizons économiques et politiques, mais surtout l’après-COVID-19. Les premières semaines de 2021 ressembleront à celles du mois de mars 2020, mais il ne faut pas désespérer. La vaccination va éventuellement s’accélérer et certaines libertés seront retrouvées. D’ici là, la vigilance est de mise, chacun doit faire un effort.
L’année a drôlement commencé. Le voyage dans le Sud de l’ancien chef intérimaire du Parti libéral du Québec, Pierre Arcand, a laissé un goût amer à plusieurs personnes, qui ont dû éviter des déplacements et annuler des rassemblements du temps des Fêtes, des bals de fin d’année, des mariages, des baptêmes, des fêtes d’anniversaires et même, reporter et restreindre certaines cérémonies funèbres. Comment peut-on prendre ce genre de décision en tant que député? Les politiciens qui ont pris la décision de voyager par plaisir ont fait montre d’un profond manque de respect envers les personnes qui respectent les règles. Même si Pierre Arcand s’est déjà vu retirer ses titres de porte-parole, il devrait avoir l’humilité
de démissionner. Les politiciens se doivent de montrer l’exemple. S’ils en sont
incapables, ils devraient faire autre chose que de représenter la population. 
Comme plusieurs de nos lecteurs, j’ai reçu des offres de la part d’entreprises
aériennes pour partir en voyage. Comme plusieurs autres canadiens, je devais me rendre par affaires à l’étranger en mars 2020 et j’avais acheté mon billet d’avion à l’automne 2019, bien avant la pandémie. L’entreprise aérienne n’a pas voulu nous rembourser, mais elle a été obligée de nous accorder un crédit-voyage. Depuis, cette même entreprise m’incite sans relâche à voyager, en m’envoyant chaque semaine des offres de vols et de forfaits-voyage. Cette situation n’est pas normale ni acceptable, alors que la pandémie s’aggrave. Certes, les temps sont durs pour les compagnies aériennes, mais ils le sont tout autant pour nos restaurants. Pourtant, la vaste majorité des restaurateurs ont respecté les règles sanitaires et convié leurs clientèles à faire de même. Pour assurer l’avenir même de son gouvernement, Justin Trudeau a dû rectifier le tir afin d’empêcher que des voyageurs revenant du Sud touchent 1000 $ en prestations pour la période d’isolement de 14 jours.
Toute décision qui peut mener à une plus grande propagation du virus a des impacts négatifs dans notre hôpital et dans nos municipalités. Alors que nous devons nous endetter pour soutenir notre économie, que de nombreux sacrifices sont faits chaque jour, il est indispensable que nous soyons tous égaux et responsables dans la lutte contre la pandémie. Quels que soient les paliers de gouvernements, il faudra que les décisions mises en place soient respectées par tous pour que notre année 2021 se déroule sous de meilleurs cieux.